Taqa Morocco : Alpha Mena change sa recommandation d’‘accumuler’ à ‘alléger’

| Le 2/11/2021 à 18:42
Malgré une baisse du chiffre d’affaires impacté par la révision majeure de l’unité 6, le groupe garde de bons indicateurs de profitabilité. Les énergies vertes seront les principaux relais de croissance du groupe dans le futur. Si une bonne partie du potentiel est déjà valorisé, le groupe demeure un investissement sûr assurant un bon rendement aux investisseurs.

Depuis le début de l’année, le groupe affiche une croissance en bourse dans le sillage du MASI. La place a progressé de 19,67% en YTD et parallèlement, Taqa Morocco affiche une hausse de 20,33% à 1 100 dirhams le titre.

Source : leboursier.ma

A l’instar de nombreuses valeurs cycliques, après la forte chute induite par le confinement, le groupe a connu une remontée progressive de son cours depuis le milieu d’année 2020.

Autrefois recommandée à l’accumulation, Alpha Mena a modifié son avis sur le titre recommande désormais d’alléger le titre dans les portefeuilles. La société de recherche anticipe une baisse de 11% du cours de Taqa Morocco à 979 dirhams d’ici 6 mois. Grâce à la robustesse de ses finances, de son business model et une bonne visibilité sur ses cash flows, pour Alpha Mena, le groupe représente un investissement sûr, mais cher.

Baisse du chiffre d’affaires mais bonne résilience de la profitabilité au premier semestre

Sur la première moitié de l’année, le groupe a affiché un chiffre d’affaires en retrait de 13,7% à 3 465 millions de dirhams. Ce recul a notamment été causé par la révision majeure de l’unité 6 ainsi que des arrêts planifiés des Unités 2 et 3 comme établi dans le plan de maintenance.

Ce recul du chiffre d’affaires a également été causé par « la diminution des frais d’énergie due à la baisse du prix d’achat du charbon à l’international » explique Alpha Mena.

Néanmoins, le groupe affiche une hausse de 3,5% de son résultat net sur la même période à 444 millions de dirhams. Notamment grâce à l’amélioration du résultat d’exploitation et à la bonne maitrise des charges de maintenance.

Le groupe dispose également de bons leviers de croissance dans le futur grâce aux énergies renouvelables.

Une hausse des capacités de production à venir

Outre le potentiel de croissance sur le site de Jorf Lasfar, le groupe axe également sa croissance sur les énergies verte pour l’avenir. Alpha Mena rappelle que « dans le domaine de l’énergie renouvelable, la firme participe à l’appel d’offres solaire de Masen pour un site de 100 MW. Elle suivra également l’évolution de la loi 13-09 pour développer des sites éolien au Maroc ».

D’ailleurs, dans la présentation des résultats semestriels, le Président du directoire du groupe, Abdelmajid Iraqui Houssaini, annonçait sur le sujet que « les perspectives de croissances pour 2022 vont être axées essentiellement sur les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien ».

Il est à noter qu’actuellement, le groupe dispose d’une capacité installée de 2 056 MW, soit 19% de la capacité installée nationale. « Avec cela on réalise une efficience importante portant sur production nationale de 40%. Les capacités futures vont être dévoilées d’ici la fin d’année. Nous allons présenter notre feuille de route stratégique à la presse durant les résultats de fin d’année prévus pour mars 2022 » expliquait le président du directoire du groupe.

La valeur reste sûre et garanti un rendement intéressant

Pour la société de recherche, la diversification du mix énergétique du groupe et l’achèvement du cycle de révision majeure des Unités 1 à 6 à l’horizon de 2022 sont consommés.

Cependant, il est à souligner que le groupe bénéficie d’une bonne santé financière et de fondamentaux solides. Il offre notamment un business model donnant une grande visibilité sur ses cash flows et ce, sur une longue période. En effet, l’opérateur dispose d’un contrat « Take or Pay » avec l’ONEE jusqu’en 2044 au moins.

Le président du directoire du groupe précisait lors de la présentation des résultats : « Les fondamentaux de Taqa restent solides, avec des fonds propres qui atteignent 6,35 milliards de dirhams. Les structures bilancielles sont solides et équilibrée. Le niveau du gearing est en amélioration à 48% compte tenu du remboursement de la dette sur la période. Cela devrait améliore également notre ration dette nette/EBIDA pour la fin de cette année ».

Cette visibilité et cette résilience financière permettent également au groupe d’assurer un dividende et un rendement satisfaisant à ses actionnaires. « Le yield se situe à 3,27% contre 2,96% pour l’ensemble de l’univers marocain couvert par AlphaMena » précise la société de recherche. En 2022, elle l’anticipe en progression à 3,45%.

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