Maghreb Steel affiche des indicateurs en retrait à fin juin 2019

| Le 2/9/2019 à 9:32

Le sidérurgiste marocain affiche des ventes en retrait aussi bien en volume qu'en valeur; une contreperformance qu'il attribue à une conjoncture économique difficile. Son endettement reste stable. Selon nos sources, l'entreprise vit une période d'incertitudes.

Au premier semestre de l'année en cours, Maghreb Steel affiche un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dirhams, en recul de 11% en une année. Le volume des ventes du sidérurgiste marocain ont reculé de 3% sur la même période, atteignant un niveau de 190 kT.

Maghreb Steel explique sa contreperformance par un contexte économique qu'elle qualifie de difficile, en lien notamment avec l'effet de la crise économique en Turquie et les mesures de sauvegarde mises en place par l'Union Européenne et les USA en 2018, engendrant un accroissement important des exportations vers les pays les moins protégés et une pression sur les prix de vente.

"Cet effet a été compensé par une bonne performance industrielle en termes de coût de production, de rendement des matières et de qualité des produits", argumente la compagnie. 

D'une autre part, Maghreb Steel rapporte des dépenses d'investissement au premier semestre de 2019 de l'ordre de 13 millions de dirhams, contre 22 millions de dirhams une année auparavant.

L'endettement global du sidérurgiste est resté à un niveau quasiment stable de près de 6,2 milliards de dirhams à fin juin 2019.

Comme nous l'écrivions dans nos colonnes au début de l'année, le management de Maghreb Steel croit toujours en son plan de sauvetage, "qui a déjà donné de bons résultats" selon les sources contactées et ce en dépit du recul de l'activité.

Les mêmes sources nous avaient indiquées par ailleurs que plusieurs entreprises étrangères étaient intéressées par le rachat de Maghreb Steel.

Une offre en particulier étaient présentée comme sérieuse : elle provient d’un industriel de l’acier qui a déjà pris attache avec les banques créancières de la firme (Attijariwafa bank, BCP, BMCE Bank, SG Maroc, BMCI et Crédit du Maroc) pour négocier un plan de rachat. Mais  "règles de confidentialité obligent", son identité ne nous a pas été révélée.

Selon nos sources, le sidérurgiste table sur une reconduction rapide des mesures de sauvegarde, mais une partie non négligeable des métallurgistes et autres industriels, s'y oppose fermement.

 

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