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Spécialisée dans le e-commerce, l’entreprise co-construit et implémente toute la stratégie de vente en ligne et de logistique de ses clients. Des multinationales sont déjà dans son portefeuille. Avec l’essor des achats sur internet depuis l’éclatement de la pandémie, son business model a été catalysé. Désormais, la jeune entreprise compte recruter et s’attaquer au marché égyptien.

Qui est GOAcommerce, la startup qui vient de lever 3 MDH du programme 212Founders ?

B.B | LE 27-04-2021 15:43
Spécialisée dans le e-commerce, l’entreprise co-construit et implémente toute la stratégie de vente en ligne et de logistique de ses clients. Des multinationales sont déjà dans son portefeuille. Avec l’essor des achats sur internet depuis l’éclatement de la pandémie, son business model a été catalysé. Désormais, la jeune entreprise compte recruter et s’attaquer au marché égyptien.

Le 26 avril, CDG Invest a annoncé un financement à hauteur de 3 millions de dirhams pour la startup GOAcommerce, dans le cadre du programme 212Founders.

L’entreprise faisait partie de la première cohorte incubée au sein du programme. Depuis sa création fin 2018, elle permet aux marques d’externaliser la gestion de leurs ventes en ligne, peu importe le canal de vente (site en propre ou marketplace, ndlr) et assure également l’acheminement logistique des produits vendus. Une stratégie qui permet aux marques clientes de ne pas avoir d'équipe dédiée au domaine du e-commerce en interne.

Comment cela fonctionne ?

Contactée, Salma Ammor, co-fondatrice de GOAcommerce nous donne des détails sur le business de sa startup. « Le premier service que nous assurons pour nos clients, c’est de l’accompagnement pour le lancement et la gestion de magasin en ligne (e-store). Cela permet aux marques de référencer leurs produits. Nous créons le contenu pour nos clients et celui-ci est optimisé pour le e-commerce » explique l’entrepreneuse.

L’objectif de GOAcommerce est d’assurer la meilleure visibilité pour les produits de ses clients sur les différentes marketplaces où ils sont vendus. Il s’agit en l’occurrence de Jumia, des réseaux sociaux ou encore du site en propre du client. « Cette visibilité, nous faisons en sorte qu’elle soit optimisée et réponde à l’image que veut avoir la marque » poursuit Salma Ammor.

Dans la gestion des ventes en ligne pour ses clients, la jeune entreprise se charge également de gérer les investissements médias pour leur garantir de meilleures ventes sur internet. « Si une entreprise a un budget média, nous nous assurons d’injecter ce budget de façon à garantir le meilleur retour sur investissement. C’est d’ailleurs ce qui conduit notre politique d’investissement et d’accompagnement des marques en ligne » explique la jeune cheffe d’entreprise. 

Le second volet sur lequel opère la startup est celui de la logistique où elle assure la gestion des stocks et la préparation des commandes de ses clients. « Nous avons notre propre entrepôt dans lequel on va stocker les produits pour le compte de nos marques. Nous faisons ensuite la sélection, l’emballage et la préparation des commandes pour le compte de nos marques. C’est la gestion du premier kilomètre. Le stock de produits des marques est centralisé chez nous et c’est à partir de celui-ci que l’on va puiser pour traiter les demandes provenant de marketplaces ou des réseaux sociaux ou du site en propre du client » nous explique Salma Ammor. L'entreprise se charge également du réassort produit et de l'envoi des reportings de données aux clients.

Le cas pratique Bosch

La startup compte parmi ses clients des sociétés comme Johnson&Johnson, Unilever, Pyrex ou encore Bosch. Des distributeurs qui ont saisi l'engouement pour l'e-commerce et qui misent sur un prestataire extérieur expert en la matière.

Pour Bosch, la startup va gérer les stock et assurer la gestion du catalogue produits de la marque en ligne. « Le tout sera affiché sur différentes marketplaces où les produits Bosch sont vendus. Puis nous allons suivre les ventes et préparer la commande » nous confie l’entrepreneuse.

La crise a catalysé le business model

Lors de la phase de financement, la cheffe d’entreprise souligne avoir privilégié le capital investissement plutôt que les banques. « Nous pensons que c’est très stratégique d’avoir des investisseurs qui nous accompagnent dans la réflexion et qui nous conseillent et nous ouvrent des portes. Nous sommes en train de postuler pour le crédit Intelaka, mais ce n’est pas un produit qui est nécessairement orienté startup. Les banques soutiennent plus des immobilisations corporelles que de la technologie en général » explique-t-elle. Pour la startup, une levée de fonds était recherchée principalement pour accélérer sa croissance et gagner du temps dans son processus de développement. Elle poursuit : « Être accompagné et accélérer notre croissance étaient les principales raisons de notre volonté de lever des fonds. Quand on a une startup, l’objectif est d’être scalable rapidement et cela nécessite des investissements. Notre croissance doit arriver vite et il n’y a qu’avec des investissements importants que cela peut se faire ».

Avec une levée approuvée juste avant l’éclatement de la pandémie, la Covid-19 n’a pas eu de répercussions sur le processus de financement. Mais en a-t-elle eût sur le business lui-même ?  La crise a en réalité catalysé le business model de GOAcommerce. Comme l’indique la jeune entrepreneuse : « Je pense que cette crise a beaucoup profité au secteur technologique et aux startups. Nous avons vu une forte hausse de l’activité, nous avons d’ailleurs recruté nos équipes durant la phase de Covid. Les marques, elles, ont compris rapidement la nécessité et l’enjeu de développer le e-commerce et de se positionner dessus. La crise a confirmé aux investisseurs que la société est bien positionnée ».

Des recrutements à venir et le marché Egyptien en vue

Désormais forte de ses 3 millions de dirhams de financement, la startup peut rentrer dans sa phase d’accélération. Dans un premier temps, la société compte recruter rapidement. « Premièrement nous souhaitons nous entourer des bonnes personnes pour soutenir rapidement notre développement » explique la dirigeante.

Déjà présente au Maroc et en Tunisie, elle lorgne désormais sur le marché égyptien et ses 100 millions d’habitants. « Nous voulons aller en Egypte à court terme où la taille du marché est bien plus grande. Il y a un véritable environnement qui foisonne de marketplaces et un engouement du marché pour le e-commerce » explique Salma Ammor.

Cependant, la startup compte bien conforter ses marchés existants. « Nous souhaitons renforcer notre position sur les pays dans lesquels nous sommes présents. Il y a également un gros potentiel sur le Maroc. Les marques doivent comprendre qu’il est nécessaire d’investir sur un canal qui va finir par être mature pour pouvoir préparer demain » conlut-elle.

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