Séance du 21/06/2021

Indices

MASI
MADEX

MASI Pts

Les plus fortes variations

medias24

Beaucoup d’incertitude entourent encore les deux valeurs. Cela concerne notamment les restrictions de déplacement, le reprise du tourisme, la réouverture complète des bars et des hôtels ou encore le retour à plein régime du transport aérien. BKR recommande d’alléger les deux titres dans les portefeuilles en raison des potentielles répercussions à court terme. 

 

Pour BMCE Capital, les incertitudes pèsent encore sur Total Maroc et SBM

 | LE 31-05-2021 15:07
Beaucoup d’incertitude entourent encore les deux valeurs. Cela concerne notamment les restrictions de déplacement, le reprise du tourisme, la réouverture complète des bars et des hôtels ou encore le retour à plein régime du transport aérien. BKR recommande d’alléger les deux titres dans les portefeuilles en raison des potentielles répercussions à court terme.

Dans son Stock Guide du mois de Mai 2021, BMCE Capital Research (BKR) recommande aux investisseurs d’alléger deux valeurs dans les portefeuilles.

Il s’agit de Total Maroc et Boissons du Maroc. Ces deux valeurs comptent pour 3,3% de la capitalisation globale.

Pour BKR, malgré l’amélioration de la situation sanitaire et le contexte de reprise économique, ces deux valeurs risquent de continuer de pâtir des stigmates de la crise à court terme.

Une lente reprise pourrait pénaliser Total Maroc à court terme

L’opérateur pétrolier a fortement souffert de la crise en 2020 avec un chiffre d’affaires consolidé en baisse de 28% à 8 824 millions de dirhams. Les volumes écoulés ont baissé de 12,3% à 1 556 KT. In fine, le résultat net part du groupe a chuté de 25% à 451 millions de dirhams.

Malgré un bon effet de rattrapage anticipé cette année, notamment avec un retour de la demande et une amélioration du cours du pétrole (35% en YTD), Total devrait encore subir les effets de la crise à court terme. Pour BKR, « la société devrait afficher des réalisations mieux orientées qu’en 2020 mais sans pour autant dépasser ses niveaux pré-crise ».

Total Maroc pourrait en effet pâtir de multiples risques cette année, notamment, « de la poursuite des restrictions sanitaires et la limitation des déplacements devant impacter aussi bien le trafic routier que la vente de prestations au niveau des stations-services » explique la société de recherche. Elle met également en avant la forte baisse du trafic aérien et du tourisme ainsi que les effets sur les ventes du groupe sur le segment Aviation. Le groupe pourrait en effet pâtir d’un retour tardif à un rythme normatif du transport aérien cette année.

BKR signale également que Total Maroc pourrait faire face à un risque fiscal durant l’année. Et ce à travers différents facteurs. Notamment :

  • avec un potentiel examen de l’Office des Changes
  • un  redressement portant sur l’IS, l’IR et la TVA des exercices 2018, 2019 et 2020  
  • un éventuel rappel de cotisations à la CNSS 

La société de recherche anticipe un baisse de 2,4% du cours à 1 400 dirhams.

La hausse de la TIC et les incertitudes sanitaires pénalisent Boissons du Maroc  

La société a fortement chuté en bourse en 2020 avec une baisse de 15,82% de son cours à 2 399 dirhams au 31 décembre 2020. Le groupe avait notamment affiché des réalisations commerciales en baisse de 10,4% à 3 803 millions de dirhams et un résultat net part du groupe en chute de 38,3% à 231 millions de dirhams.

Depuis, la société a pu remonter en bourse cette année notamment suite à l’annonce de son rendement de dividende de 4,6% en 2020, nettement supérieur à la moyenne du marché.

Mais cette année, les risques sont toujours élevés. Le groupe pourrait continuer de pâtir de la prolongation de la fermeture des bars et de la suspension de l’arrivée des touristes internationaux. Ces mesures pourraient continuer d’être préjudiciables pour le groupe cette année. D’ailleurs, au premier trimestre 2021, le chiffre d’affaires affichait un recul de 15% par rapport à la même période en 2020. « L’ouverture limitée des CHR (Cafés, Hôtels et Restaurants), la fermeture prolongée des bars et la suspension des arrivées des touristes étrangers, combinées à l’avènement du mois de Châabane, se sont traduits par des ventes en baisse de 14,8% à 344 610 HL » explique le groupe.

De plus, SBM fait face cette année à la hausse de la Taxe Intérieure de Consommation (TIC) applicable aux boissons alcoolisées. Le société de recherche rappelle que « ces hausses sont de (+MAD 100/HL pour les vins, +MAD 200/HL pour les bières et +MAD 1 000/HL pour les alcools éthyliques) et devraient impacter les volumes écoulés en 2021 ». Qui plus est le groupe fait face à une potentielle libéralisation des importations de bière en provenance d’Europe à l’horizon 2022.

Pour cette année, BKR estime : « A fin 2021, le Groupe devrait enregistrer des réalisations commerciales en léger repli de -0,7% à 2 375 millions de dirhams, pâtissant notamment de l’impact prolongé de la crise sanitaire actuelle sur l’économie, ainsi que l’incertitude sur l’évolution de cette situation ». Malgré une situation financière confortable et un rendement toujours attractif de 3,9% attendu cette année, la société de recherche recommande d’alléger le titre dans les portefeuilles et anticipe une baisse de 15,5% du cours à 2 238 dirhams.

 

>>> Lire aussi :

Bourse : 14 valeurs à accumuler dans les portefeuilles, selon BMCE Capital Research

Total Maroc : perspectives mitigées en 2021 (analystes)

Aller à
Atlanta