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L’arrêté des comptes nationaux de l’année 2020 fait ressortir une contraction de 6,3% de l’économie nationale. Les activités non agricoles ont affiché un recul de 5,8% et celles du secteur agricole une baisse de 8,6%. La demande intérieure a chuté de 6% et celle extérieure a diminué de 14,3%, dans un contexte d’une baisse du niveau général des prix et d’un allégement du besoin de financement de l’économie nationale.

Le HCP confirme une récession économique de 6,3% en 2020

 | LE 08-06-2021 12:02
L’arrêté des comptes nationaux de l’année 2020 fait ressortir une contraction de 6,3% de l’économie nationale. Les activités non agricoles ont affiché un recul de 5,8% et celles du secteur agricole une baisse de 8,6%. La demande intérieure a chuté de 6% et celle extérieure a diminué de 14,3%, dans un contexte d’une baisse du niveau général des prix et d’un allégement du besoin de financement de l’économie nationale.

Le HCP vient de publier les comptes nationaux de l’année 2020. Il en ressort une contraction substantielle de 6,3% de l’économie nationale, après avoir connu un taux de croissance de 2,6% en 2019, sous les effets conjugués :

– de la baisse de 8,6% en volume de la valeur ajoutée du secteur agricole (non compris la pêche) après une première baisse de 5,8% en 2019;

– et du repli de 5,8% au lieu de d’une hausse de 3,9% une année plus tôt de la valeur ajoutée des autres secteurs d’activité non agricoles.

Avec une baisse de 7,6% des impôts nets des subventions sur les produits au lieu d’une hausse de 1,9% l’année précédente, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB), hors agriculture, est passé de 3,7% en 2019 à -6% en 2020.

Aux prix courants, le PIB national a connu une baisse de 5,5% en 2020 au lieu d’une hausse de 4% une année passée, dégageant ainsi une baisse du niveau général des prix passant de 1,4% en 2019 à 0,8% en 2020.

Forte baisse de la demande intérieure

La demande intérieure s’est contractée de 6% en 2020 au lieu d’une hausse de 1,7% en 2019, avec une contribution négative à la croissance de 6,5 points au lieu d’une contribution positive de 2 points l’année précédente.

Dans le détail, les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une baisse de 4,1% au lieu d’une hausse de 1,9% en 2019 avec une contribution négative à la croissance de 2,3 points au lieu d’une contribution positive de 1,1 point.

De son côté, la consommation finale des administrations publiques a affiché un taux d’accroissement de 1,7% en 2020 au lieu de 4,7% une année auparavant, avec une contribution à la croissance de 0,3 point au lieu de 0,9 point.

Pour sa part, l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation des stocks) a enregistré un net recul de son taux d’accroissement passant de (-0,4%) en 2019 à (-14,2%) en 2020.

Net recul des échanges extérieurs

Au niveau des échanges extérieurs de biens et services en volume, aussi bien les exportations que les importations ont enregistré des fortes baisses durant l’année 2020.

– Les exportations de biens et services ont affiché un net repli de 14,3% au lieu d’une hausse de 6,2% une année auparavant, avec une contribution négative à la croissance de 5,6 points au lieu d’une contribution positive de 2,4 points.

– Les importations de biens et services ont connu une forte baisse de 12,2% au lieu d’une augmentation de 3,4% en 2019, avec une contribution négative à la croissance de 5,8 points au lieu d’une contribution positive de 1,7 point l’année passée

Allégement du besoin de financement

Avec la forte baisse du PIB aux prix courants de 5,5% au lieu d’une hausse de 4% l’année passée, et la hausse de 24,2% des revenus nets reçus du reste du monde au lieu d’une baisse de 3,2%, le revenu national brut disponible a connu une diminution de 5% en 2020 au lieu d’une progression de 4% en 2019 pour se situer à 1.153 milliards de DH.

Au total, compte tenu de la baisse de 2,4% de la consommation finale nationale en valeur au lieu d’une hausse de 3,5% enregistrée une année auparavant, l’épargne nationale a reculé d’un point pour se situer à 26,7% du PIB.

Suite à un niveau d’investissement brut (FBCF et variation de stocks) qui a représenté 28,4% du PIB au lieu de 31,9% une année passée, le besoin de financement de l’économie nationale s’est ainsi allégé passant de 4,1% du PIB en 2019 à 1,8% en 2020.

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