Séance du 23/10/2020

Indices

MASI
MADEX

MASI Pts

Les plus fortes variations

medias24

La société de recherche Alpha Mena a publié le 12 octobre une note anticipant une quasi-stagnation du cours de Total Maroc sur les 6 prochains mois. Mais durement frappé par la crise de la Covid-19 et avec des perspectives de génération de cash compromises, Alpha Mena recommande l’allègement du titre.

 

Total Maroc : Alpha Mena recommande d’alléger le titre dans les portefeuilles

 | LE 13-10-2020 14:37
La société de recherche Alpha Mena a publié le 12 octobre une note anticipant une quasi-stagnation du cours de Total Maroc sur les 6 prochains mois. Mais durement frappé par la crise de la Covid-19 et avec des perspectives de génération de cash compromises, Alpha Mena recommande l’allègement du titre.

Le distributeur de carburants a réalisé un chiffre d’affaire en net recul de 26,5% à 4,43 milliards de dirhams au premier semestre. Les bénéfices se sont quant à eux écroulés de 75% sur la même période pour atteindre 68,4 millions de dirhams. Des résultats qui découlent des fortes perturbations qu’a connues le groupe à cause du confinement, notamment avec la baisse du trafic routier et aérien. De plus, la société fait face à une forte baisse de la valeur de ses stocks, directement impactés par la chute des cours pétroliers.

Malgré la crise, Total Maroc a pu poursuivre le développement de ses activités, potentiellement prometteuses pour consolider ses profits. Cependant, les risques planant sur son activité sur le moyen long terme ont poussé Alpha Mena a recommander l'allègement du titre dans les portefeuilles.

Du nouveau pour consolider les profits

Sur un premier semestre 2020 mouvementé, Total Maroc a pu maintenir le développement de son réseau de stations-services. Le groupe en a déployé 9 nouvelles depuis le début de l’année et en dénombre désormais 338 dans l’ensemble du pays.

Total Maroc a également développé le concept Atlantis, première station-service écoresponsable équipée de panneaux solaires et habilitée à la recharge pour véhicules électriques. Alpha Mena indique dans sa note que « l’impact sur les résultats de Total Maroc est, encore, difficile à déterminer, mais il s’agit d’un concept sur lequel le distributeur pétrolier compte énormément ». Les différents investissements du groupe dans la logistique et l’accroissement de son réseau justifient un très léger potentiel fondamental de 1,8% pour Alpha Mena.  Elle le valorise à 918 dirhams l’action sous 6 mois contre un cours boursier de 902 dirhams l'action observé lors de la préparation de la note de recherche. Actuellement le cours de Total Maroc s'élève à 910 dirhams l'action (du 12 octobre), la hausse potentielle restante est donc de 0,9%.

Peu de perspectives sur les générations de cash

Si la société de recherche vise un cours cible en très légère hausse, elle conseille néanmoins l’allègement du titre Total Maroc dans les portefeuilles. En effet, la valeur est pour le moment exposée à une forte volatilité. Premièrement, le cours du pétrole influe directement sur les revenus de Total Maroc. Contactée, Salma Kharbachi, analyste chez Alpha Mena nous explique que « les principales entraves à la génération de cashflows sur 2021 sont principalement la forte corrélation avec les prix du pétrole en cas de baisse des cours à l'échelle internationale ». Le cours du baril de Brent a en effet chuté de 36% depuis le début de l’année, à 42,34 dollars au lundi 12 octobre.

En outre, les perspectives de génération de cash sont fortement soumises à la reprise de la demande nationale, largement conditionnée par la situation épidémiologique. Mais en cas de forte hausse des cours, un risque pourrait également se manifester comme le rappelle Salma Kharbachi. « Le risque de plafonnement des marges (lors des cycles haussiers des cours du brut) et la non reprise de la demande si la crise sanitaire persiste d'ici 2021 sont autant de risques à la limitation de génération de cash flows sur la période » poursuit Salma Kharbachi. En ce sens Alpha Mena considère que « le fait que le distributeur pétrolier se traite à 7,14 fois VE/EBITDA contre 6,38 fois pour ses comparables n'est pas justifié étant donné les facteurs qui affecterait sa génération de cash ».

« Pour le moment, notre DCF qui recèle un upside de 18% tient encore le coup, mais si la crise Covid-19 persiste et les discussions autour des prix/marges se concrétisent en une nouvelle réglementation du marché des hydrocarbures au Maroc, elles reduiraient ce potentiel » conclut la note.

Aller à