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L’Association professionnelle des sociétés de bourses (APSB) et la Bourse de Casablanca, en collaboration avec Valoris Securities ont organisé ce jeudi 26 juin un Webinaire sous le thème “Est ce le moment d’investir dans les valeurs minières?"

 
 

Bourse : les valeurs minières à garder en 2020 (Valoris Securities)

I.B. | LE 26-06-2020 16:26
L’Association professionnelle des sociétés de bourses (APSB) et la Bourse de Casablanca, en collaboration avec Valoris Securities ont organisé ce jeudi 26 juin un Webinaire sous le thème “Est ce le moment d’investir dans les valeurs minières?"

Depuis le début de la chute des indices boursiers à cause de la crise sanitaire actuelle, le secteur minier a été sanctionné plus que le marché, avant de récupérer une bonne partie de sa perte entre mai et juin.

Actuellement, la performance du secteur est à peu près en ligne avec celle du marché : (-19,6%) pour le secteur minier contre (-16,91%) pour le MASI à la clôture de la séance de ce vendredi 26 juin.

Ahmed Rochd, Directeur de recherche à Valoris Securities rappelle que le secteur minier est l’un des secteurs les plus corrélés à la parité de change (dollar/dirham) et aux cours des métaux. Ces derniers sont, pour leur part, intimement liés aux marchés financiers.

Les métaux précieux comme l’Or sont une valeur refuge, indépendante de l’inflation et du pouvoir d’achat. C’est une alternative d’investissement corrélée au dollar et l’évolution boursière.

En face, les métaux de base sont liés à la conjoncture économique mondiale et sont assez volatiles. A chaque fois qu’il y a une récession, les cours de ces métaux chutent au niveau international. 

Concernant l’impact de la pandémie du Covid-19, on a assisté à une montée en puissance de l’Or également en lien avec les liquidités injectées par la FED et BCE.

En face, les cours du Cuivre, Plomb et du Zinc sont en repli tant que l’économie mondiale n’a toujours pas redémarré.

Par conséquent, les valeurs minières aurifères remontent en force grâce à la montée de l’Or. En second lieu, les valeurs argentifières semble mieux se comporter que les valeurs mixtes, mais moins que celles qui produisent de l’Or.

Au 23 juin, sur un échantillon de valeurs minières aurifères au niveau mondial, le multiple VE/EBITDA ressort de 11,5x. Ce multiple est de 10,7x pour les minières argentifières et de 5,6x pour un ensemble minier mixte. Au Maroc, le VE/EBITDA est de 6,7x pour Managem, de 6,5x pour SMI et de 8,4x pour CMT à la même date.

Concernant Managem, première capitalisation du secteur minier et représentant 1,3% de la capitalisation de la Bourse Casablancaise, elle affiche de bonnes performances au premier trimestre 2020, grâce à la hausse du cours de l’Or, qui a compensé la baisse des autres métaux.

L’analyste rappelle la dégradation des perspectives d’Oumjrane qui a fait l’objet d’une dépréciation d’actif de 300 MDH avec une baisse de production de 26% en 2019. Ceci dit, la non récurrence de cet impact devrait doper la variation du RNPG à fin 2020.

D’autre part, le groupe devrait témoigner d’une hausse des taux de marge en 2020, suite à l’augmentation de la contribution de l’Or.

Également, le bilan de couverture du groupe semble très prometteur pour l'exercice 2020 (les cours d’engagement et protection du groupe sont supérieurs à la moyenne des cours). Ceci permettra, en théorie, de couvrir l’impact de la dégradation des cours des métaux de base au premier semestre 2020.

Par ailleurs, selon la même source et sur la base d'un chiffre d’affaires moyen normatif espéré, la cotation moyenne de Managem devrait se situer entre 500 DH et 1.100 DH, en ligne avec le cours à la clôture de ce vendredi 26 juin (665 DH)

Concernant SMI, on rappelle qu’elle affiche une croissance de 3% de l’activité à fin mars et cela grâce à la contribution de la production provenant de la nouvelle usine de traitement des rejets. 

Ainsi, en intégrant un niveau de production de l’usine des rejets de 30 tonnes de métal pour 2020, la société devrait être en mesure de dépasser son objectif annuelle de produire 190 tonnes de métal et ainsi améliorer ses performances.

Par ailleurs, sur la base du chiffre d’affaires moyen normatif espéré de 1 MMDH, SMI est valorisée entre 2.249 DH et 3.100 DH, soit un niveau beaucoup plus elevé que le cours observé ce vendredi 25 juin (1.466 DH).

Concernant CMT, l’activité dépend des cours des métaux du Zinc, du Plomb et de l’argent. Au T1 2020, la société affiche une baisse de son activité sous l’effet des baisses des cours et de l’impact des mesures Covid-19 sur le rythme de production.

Ainsi, l’année 2020 devrait être impactée par la baisse des cours des métaux de base (Plomb et Zinc). Cependant, toute accélération de la hausse du cours de l’Argent devrait se traduire par une amélioration de la trésorerie entre 2020 et 2021 et par ricochet du dividende potentiel pour l'exercice 2021.

Sur la base du chiffre d’affaires moyen normatif espéré de 530 MDH, le titre CMT est valorisé entre 1.166 DH et 1.607 DH, en concordance avec le cours observé à la clôture de ce vendredi 26 juin (1/295 DH)

Par ailleurs, selon Ahmed Rochd, chaque valeur correspond à un type d’investisseurs

- CMT : correspond aux investisseurs qui sont intéressés par des valeurs qui ont un bon taux de marge de manière durable et qui sont moins volatiles. Selon lui, c'est la valeur minière la plus adaptée aux institutionnels puisque CMT rémunère ses actionnaires pour chaque excès de trésorerie.

- Managem : une valeur que le marché est prêt à rémunérer, qui a un taux de croissance significatif avec un niveau tolérable en terme de volatilité.

- SMI : correspond aux investisseurs qui sont prêts à spéculer sur l’amélioration des marges. C’est ainsi une valeur adaptée aux particuliers qui souhaitent faire un placement à court terme. 

Au final, la même source indique que ces valeurs sont à garder en 2020, puisque leur niveau de rentabilité est bon par rapport aux autres secteurs de la place marocaine. D’autre part, les entreprises du secteur minier ne dépendent pas étroitement de la conjoncture nationale, au cas où il y a des dégradations économiques au Maroc à cause de la crise sanitaire.

 

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