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Bourse. Retour sur les secteurs phares de 2017 et leurs perspectives pour 2018

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A la clôture de l’exercice 2017, ce sont 18 secteurs sur les 23 cotés qui ont enregistré des ascensions respectables. Par ailleurs, quatre secteurs canalisent, conjointement, 71,63% de la capitalisation flottante totale.

A la clôture de l’exercice 2017, ce sont 18 secteurs sur les 23 cotés qui ont enregistré des ascensions respectables. Par ailleurs, quatre secteurs canalisent, conjointement, 71,63% de la capitalisation flottante totale.

Le MASI a achevé l’année précédente sur une progression de 6,39%, une évolution nettement inférieure à la hausse euphorique enregistrée en 2016. Une étude sectorielle de cette hausse, réalisée par Crédit du Maroc Capital, révèle que celle-ci trouve son origine dans les évolutions contrastées des secteurs phares de la cote, à savoir les Banques; les Télécommunications; les Bâtiments et les Matériaux de Construction; ainsi que l’Agroalimentaire & Production.

 "Ces quatre secteurs canalisent, conjointement, 71,63% de la capitalisation flottante totale, avec des poids respectifs de 34,52% ; 16,77% ; 14,39% ; et 5,95%", soulignent les analystes de CDMC.

A la clôture de l’exercice 2017, ce sont 18 secteurs sur les 23 cotés qui ont enregistré des ascensions respectables.

Source: CDMC

L’indice «Chimie» se positionne en tête de liste des variations annuelles, avec une hausse spectaculaire de 216,7%, et ce grâce au duo SNEP (+247,4%) et Maghreb Oxygène (+30,19%).

La progression du cours de la SNEP n’est que le fruit des mesures antidumping sur les importations de PVC, qui ont été adoptée après l’enquête initiée par l’entreprise elle-même. Celle-ci, ayant souffert pendant plusieurs années de la concurrence étrangère, a pu redresser ses résultats en l’espace de quelques mois seulement." Cette prise de valeur est une anticipation de bons résultats", nous avait expliqué une analyse de la place. Les yeux seront donc rivés en 2018 sur cette valeur car la Snep envisage, en parallèle, d’accroître sa capacité de production de PVC, afin de mieux pénétrer le marché.  

D’une autre part, c’est la filière "Matériel, Logiciels et Services Informatiques" qui se situe en seconde position, enregistrant une performance YTD de 53,28% imputable à l’ensemble des valeurs de cet indice qui ont bénéficié des bonnes tendances du secteur en 2017. Des tendances qui, d'ailleurs, continueront de se profiler en 2018 : L’externalisation observée dans le secteur bancaire et financier, ainsi que les grands chantiers à venir au Maroc dans le domaine, notamment le paiement mobile.

En troisième rang, se situe la branche des Mines, qui s’apprécie de 39,14%. Une progression redevable à toutes les actions cotées du secteur, et plus particulièrement Managem, l'une des dix plus grosses capitalisations boursières, et dont le titre a gagné à lui seul, 71,09% en 2017.

Le secteur bénéficie de cours de métaux volatiles, due aux tensions géopolitiques et les différentes incertitudes en Europe et aux USA. Par ailleurs, Managem a anticipé la reconfiguration du marché du cobalt, prochaine star des métaux. La minière veut se positionner comme un acteur incontournable de ce métal.

"En somme, l’avenir des minières est assuré et la fin de l’année risque d’être très bénéfique. Les investisseurs ne seront pas déçus des résultats qu’afficheront les plus importantes minières au mois de mars prochain", nous avait indiqué un expert.

D’autres secteurs phares de la cote, comme les Banques ou les Bâtiments et les Matériaux de Construction, seront suivis de près, et ce bien que leurs valeurs n’évoluent pas toutes sur une trajectoire haussière. Pour les Banques, les analystes s’accordent sur la poussée qu’octroiera la reprise du crédit, mais également le démarrage des banques participatives.

Pour l’indice "Bâtiments et matériaux de construction", et malgré la baisse annuelle qui a touché deux de ses plus importantes valeurs à savoir LafargeHolcim Maroc (-19,18%) et Afric industries (-19,49%) ; les investisseurs suivront sûrement en 2018 l’évolution de Jet Contractors et de la Sonasid.

Pour Jet Contractors, le cours boursier de celle-ci a grimpé de plus de 125% en une année, et l’annonce en septembre dernier d’un résultat en rebond de 159%, en plus d’un carnet de commandes qui tourne autour de 2 MMDH, n’a fait qu’augmenter encore plus l’appétit des investisseurs. Rien que depuis le début de l'année, la valeur a gagné plus de 7%.

Idem pour la Sonasid (+11,41% en YTD), qui a récemment pu effacer ses pertes pour atteindre un minimum de rentabilité, après l’adoption des mesures de sauvegarde sur le fer à béton. L’entreprise ne lésine également pas sur les moyens pour réaliser des économies de coûts et maîtriser sa distribution.

D’une autre part, la cote a subi une baisse d’un de ses indices phares, à savoir l’immobilier, qui s’est placé en 2017 en bas de l’estrade en affichant un repli annuel de -14,29%, en raison de l’affaissement de trois de ses valeurs: Addoha (-23,22%); Résidences Dar Saada (-17,30%), en plus de Balima (-4,02%), qui demeure toutefois une valeur illiquide.

Ceci étant, diverses analyses recommandent de renforcer les valeurs immobilières dans les portefeuilles, avec un retour visible de ces sociétés à leurs véritables fondamentaux et un regain de confiance des investisseurs, qui feront qu'elles seront forcément demandées sur le marché en 2018.