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Total : après l'avis du Conseil de la Concurrence, BMCE Capital recommande d’accumuler le titre dans les portefeuilles

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Plafonnement ou pas, les analystes de BMCE Capital restent confiants en les perspectives de l'opérateur. Ils estiment que quelque soit la décision du gouvernement, l'impact serait limité sur les agrégats et la valorisation de la compagnie. 

Plafonnement ou pas, les analystes de BMCE Capital restent confiants en les perspectives de l'opérateur. Ils estiment que quelque soit la décision du gouvernement, l'impact serait limité sur les agrégats et la valorisation de la compagnie.

Suite à l’avis prononcé par le Conseil de la Concurrence, les analystes de BMCE Capital ont essayé d'analyser l’impact d’une éventuelle application du plafonnement des marges des distributeurs sur Total Maroc.

L'avis du Conseil est de nature consultative pour rappel. Il n'engage pas donc le gouvernement, qui peut toujours passer au plafonnement. 

Mais quelque que soit la décision des pouvoirs publics, l'impact sur Total Maroc serait limité, estime BMCE Capital. 

‘’L’avis du Conseil de la Concurrence renforce notre opinion positive sur Total Maroc’’, estime l’équipe de BMCE Capital tout en soulignant qu’en cas d’application de mesures de plafonnement par le gouvernement, ‘’l’impact de cette décision sur Total Maroc devrait être limité grâce à sa politique innovante permettant d’augmenter la part des produits à forte marge dans les ventes de la société''.

A rappeler que le Conseil de la Concurrence désapprouve le plafonnement des marges et considère que la libéralisation des prix a été mal préparée. Il recommande de réactiver l'activité raffinage, d'ouvrir l'activité stockage aux indépendants et de lever les barrières d'entrée à l'activité "station-service".

Même dans le cas d’un ‘’Worst Case Scenario’’, la filiale de recherche de BMCE Bank trouve qu’il n’y aurait pas d’impact majeur sur la valorisation du titre.

Tenant compte de ce contexte, BMCE Capital Research recommande aux investisseurs d’accumuler le titre Total Maroc.

Cette opinion correspond en effet aux deux scénarios qui se présentent :

> Un scénario central tenant compte d’un non plafonnement des prix et des marges des opérateurs : 

L’équipe de BMCE Capital trouve que la baisse des marges se ferait naturellement par le biais de la concurrence. 

Sur la base de ce scénario, les analystes de BMCE fixent un cours cible de 1.359 DH, dégageant ainsi un potentiel de hausse de 16,25%, par rapport au cours observé le 15 février (1.169 DH), avec des P/E induits à des niveaux attractifs de 13,6x en 2018 et 12,9en 2019.

Les analystes prévoient une hausse soutenue des agrégats financiers de Total Maroc comme le  montre ce Business Plan prévisionnel (2017-2021) élaboré par l’équipe BMCE Capital research :

Source : BMCE Capital Research

> Un Worst Case scénario où le plafonnement serait appliqué sur une période ne dépassant pas une année

‘’L’impact sur les marges devrait se faire sentir à partir du deuxième trimestre de l’année en cours jusqu’au premier trimestre de l’année 2020 avec une contraction aux niveaux proches de ceux de 2015 avant un retour progressif à la normale dès le deuxième trimestre 2020’’, souligne BMCE Capital.

Dans ce cas, le titre Total Maroc devrait atteindre un cours cible de 1.195 DH, avec un potentiel de hausse limité à 2,2%, et des P/E induits de 12x en 2018 et de 18,3x en 2019.

Ce scénario implique une hausse limitée des agrégats de la société qui devraient baisser en 2019 avant de renouer avec la hausse en 2020.

Business Plan prévisionnel (2017-2021)

Le scénario central de BMCE Capital retient le statut quo, à savoir le non plafonnement des marges. Par ailleurs, son opinion reste positive dans les deux scénarios grâce à l’attractivité du titre qui se dévoile à travers :

> La capacité de la société de surperformer son marché notamment en volume avec la création d’au moins une dizaine de nouvelles stations-services par an ; 

> Le développement de nouveaux concepts à forte valeur ajoutée permettant de pallier au retrait des marges par rapport aux produits classiques (carburants additives, Franchises, lubrifiants haute performance, etc);

> La capacité de la société à maîtriser ses coûts et son BFR ;

> L’engagement du groupe dans une politique de distribution de dividende attractive avec la promesse d’un DPA en constante croissance quels que soient les résultats de la société, comme affirmé par le management de l'opérateur. 

 

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