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La Bourse de Casablanca tiraillée entre mouvement acheteur et investisseurs encore hésitants

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Le marché boursier marocain a tenté un rebond durant la semaine écoulée. Cette reprise est-elle passagère ? Pourrait-elle se poursuivre au moins jusqu’à la fin de l’année ? Que signifie-t-elle concrètement ? Réponses. 

Le marché boursier marocain a tenté un rebond durant la semaine écoulée. Cette reprise est-elle passagère ? Pourrait-elle se poursuivre au moins jusqu’à la fin de l’année ? Que signifie-t-elle concrètement ? Réponses.

Durant la semaine allant du 5 au 9 novembre derniers, la Bourse de Casablanca s'est redressée. En quatre séances, l’indice principal du marché, le Masi, a gagné 1,64% quoi que le volume total drainé s’est élevé à 175 MDH seulement.

Jusqu’au 2 novembre, le marché boursier peinait toujours à relever la tête. Il affichait une variation year-to-date de -12% accompagnée d’un volume de 22,8 MMDH. Durant la même période en 2017, le volume transactionnel était de l’ordre de 34 MMDH, soit un recul de 22,7%.

Evolution du Masi sur une année

Source: Bourse de Casablanca

Donc, à la hausse comme à la baisse, le marché reste peu dynamique. Cela dit, la bouffée d’oxygène récente du marché est-elle significative ? Est-elle le signal d'un renversement de tendance ou s'agit-il d'un simple rebond passager ?

Un "pull-back"

Selon Bachir Tazi, directeur de CFG Bank Capital Markets, il s’agit d’un rebond technique qui intervient après la correction qu’a connue le marché ces derniers mois. C’est ce qu’on appelle un "pull-back".

Il explique qu’après avoir atteint des niveaux de valorisation relativement bas, le marché devient attractif aux yeux de certains investisseurs qui se sont remis à l’achat.

Il ajoute: « il n'existe pas de consensus sur le marché. Il y a toujours des divergences au niveau de l’offre et la demande. Ce qui se passe actuellement s'explique par une tendance de l’achat qui l’emporte ».

« Les investisseurs, notamment les institutionnels, commencent à accumuler des positions à la baisse ; ainsi, ils achètent des actions à chaque fois qu’ils estiment avoir atteint le niveau plancher en termes de valorisation », souligne Bachir Tazi.

« Eu égard à la faible liquidité actuelle du marché, si un gros investisseur souhaite construire une position relativement importante, il va devoir l’étaler sur la durée. C’est ce qui explique ces "pull-backs" ou rebonds pendant un mouvement de correction de longue durée », poursuit-il.

« Aucune tendance claire pour l’avenir »

Une autre source du marché, souhaitant s’exprimer sous couvert d’anonymat, nous répond qu’un rebond ne peut être confirmé que s’il est associé à un volume important.

Selon notre interlocuteur, l’hésitation et l’incertitude dominent le marché. « Celui-ci est tiraillé entre ceux qui osent acquérir des titres dans les conditions actuelles étant donné qu’ils perçoivent des signaux positifs (PER 2018 ramené à 17, arbitrage entre le marché taux et le marché actions en faveur de ce dernier…) et ceux qui hésitent encore parce qu’ils estiment que les conditions favorables à l’investissement ne sont toujours pas rassemblées », souligne-t-il.

« Globalement, nous sommes dans un marché en ballotage. La tendance des jours à venir n’est pas encore claire », conclut le spécialiste.