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La majorité des secteurs représentés à la Bourse de Casablanca ont été impactés par la crise du Covid-19. A leur tête se placent l’immobilier et le tourisme. Voici un palmarès des secteurs qui ont le plus baissé en bourse. 

Bourse : voici les secteurs qui ont le plus souffert de la crise en 2020

Par M. Ett. | LE 18-12-2020 16:54
La majorité des secteurs représentés à la Bourse de Casablanca ont été impactés par la crise du Covid-19. A leur tête se placent l’immobilier et le tourisme. Voici un palmarès des secteurs qui ont le plus baissé en bourse.

13 sur 24 secteurs représentés à la bourse de Casablanca clôtureront l’année 2020 dans le rouge, dont 8 affichent les baisses les plus importantes de la cote casablancaise, d’après les variations de cours depuis le début de l’année jusqu’à la séance de ce vendredi 18 décembre. Peu de valeurs ont pu résister à la crise et dégager des réalisations et un cours en progression. Les sociétés qui ont pu le faire sont celles dont l’activité a profité de la crise. Le reste de la cote s’est contenté de limiter un peu les dégâts.

Sans surprise, l’indice Participations et promotion immobilière affiche la plus forte chute de cours qui s’est située à plus de 41%. Le secteur immobilier a le plus pâti cette année puisqu’il connaissait plusieurs difficultés bien avant le déclenchement de la crise.

>>> Lire aussi : La Covid ou la « crise sur le gâteau » pour les grands promoteurs immobiliers

Dans le détail, Résidences Dar Saada a enregistré la plus forte baisse de cours en comparaison avec les autres immobilières cotées. Elle a en effet perdu 51% au moment où Addoha et Alliances ont baissé respectivement de 41% et 33%.

Evolution du cours de Résidences Dar Saada 

Graph Resid Dar Saada P

Un analyste de la place rappelle que l’activité de ces valeurs a été impactée cette année par « le confinement qui a été imposé et qui a causé un arrêt total des chantiers au cours du 2ème trimestre. Naturellement, la production, les préventes et les transactions ont fortement baissé. Et même après le déconfinement et la mise en place de l'avantage fiscale sur les droits d'enregistrement, il y a énormément d’incertitudes qui règnent sur la sphère économique, ce qui n'encourage pas les transactions immobilières ». 

Un deuxième analyste souligne qu’ « il ne faut pas mettre les difficultés de ce secteur sur le dos de la crise du Covid. Celle-ci n’a fait qu’empirer la situation. La chute du chiffre d’affaires du secteur s’est aggravée davantage. Et les pressions sur la trésorerie de ces opérateurs se sont renforcées ».

A rappeler que les immobilières optent de plus en plus pour des opérations de reprofilage de la dette. Addoha a opté pour une conversion de ses billets de trésorerie en obligations portant sur un montant de 600 millions de DH. Résidences Dar Saada, elle, a reprofilé sa dette d’un montant initial de 250 millions de DH en reportant son délai de paiement.

La reprise de l’indice du Tourisme est prévue à partir de 2022

Représenté par Risma, l’indice Loisirs et hôtels affiche la deuxième plus forte baisse de cours, se situant à 31% ce vendredi. Le secteur du Tourisme a fortement été impacté par la crise du Covid-19. A rappeler qu’au terme des 9 premiers mois de l'année en cours, le Maroc a reçu quelque 2,21 millions de touristes, soit une chute de 78% par rapport à la même période un an plus tôt.

« Le secteur du Tourisme est impacté par l’effet Covid et sa reprise n’est prévue qu’à partir de l’année 2022 voire 2023 ; période pendant laquelle les recettes de voyages devraient revenir au même niveau observé en 2019», indique un analyste.

Evolution du cours de Risma

Graph Risma P

Les sociétés de financement ont perdu 18%

L'indice des Sociétés de financement et autres activités financières a perdu 18%. Cette baisse provient en grande partie de Salafin (-33%) et Eqdom (-15%). 

L’un de nos analystes explique que « le Wali de Bank Al-Maghrib avait exprimé ses craintes par rapport à la hausse des impayés chez les sociétés de financement et de crédit à la consommation lors du Conseil de la banque centrale qui s’est tenu en septembre dernier. Il avait souligné que le risque des défaillances clients est plus grand chez les sociétés de financement en comparaison avec les banques. Cela s’explique par la composition des portefeuilles des sociétés de financement qui se focalisent sur les particuliers et les salariés du secteur privé. Ces sociétés ont été pénalisées par l’arrêt de la distribution des crédits puisque la plupart de leur client n’ont pas bénéficié des avantages qui sont offerts aux sociétés notamment Damane Oxygène et Damane Relance ». 

A l’image de plusieurs secteurs, le Transport a beaucoup souffert à cause de la crise notamment suite aux restrictions qui ont été imposées en limitant la circulation entre les villes. L’indice qui représente ce secteur en bourse a cédé lui aussi 18% depuis le début de cette année. Plus en détail, Timar a perdu 23% et CTM a baissé de 18%. « La baisse de cet indice est liée à l’arrêt de l’activité de ces sociétés lors du confinement et des restriction de déplacement entre quelques villes qui ont suivi », confirme notre analyste.

Pour sa part, l’indice Service aux collectivités a reculé de 17%. « Le titre Lydec a souffert de deux éléments : la baisse de la demande de l’électricité de la part du secteur industriel suite à l’arrêt de son activité surtout en période de confinement, et, aussi, l’arrêt de facturation pendant une certaine période aux clients qui a perturbé la trésorerie de Lydec », explique-t-il.

De son côté, l’indice sectoriel des Boissons a baissé de 16%. En détails, Oulmes et Société des boissons du Maroc ont perdu 16% et 15%, en ordre respectif. « La baisse de ce secteur est liée en partie à l’arrêt de l’activité touristique. Elle s’explique également par les pertes sur le chiffre d’affaires de ces sociétés pendant la période du confinement qui a été marquée par la fermeture des cafés et des restaurants. Ceux-ci sont les premiers clients de ce secteur».

L’indice Banques limite la casse

L’indice des Banques a perdu 12% de sa valeur. Les cours des 6 banques cotées sont dans le rouge. Mais les plus fortes baisses sont enregistrées par Bank of Africa (17%), Crédit du Maroc (-16%) et Attijariwafa Bank (-12%).

Evolution du cours de BoA

Graph BANK OF AFRICA

« Ce secteur a été impacté principalement par la hausse du coût du risque suite à l’augmentation des provisions des créances. Les cours des banques ont été également impactés par les recommandations de Bank Al-Maghrib de suspendre la distribution les dividendes. Mais, les banques ont limité la casse en bourse, spécialement après quelques annonces concernant la reprise de la distribution des dividendes », explique notre analyste.

« Le secteur bancaire sera parmi les premiers à profiter d’un retour à la normale de l’activité économique anticipé pour la période post-vaccination anti Covid. Il retrouvera donc ses couleurs », anticipe un deuxième analyste.

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