Séance du 26/01/2021

Indices

MASI
MADEX

MASI Pts

Les plus fortes variations

medias24

Dans sa dernière note de recherche, Attijari global research analyse la récente reprise du marché boursier, l’impact du flux limité post-révision du MSCI FM et les réalisations trimestrielles des sociétés cotées. Voici les principales conclusions.

Bourse de Casablanca : le MASI a épongé 89% de ses pertes (Attijari global research)

 | LE 03-12-2020 15:59
Dans sa dernière note de recherche, Attijari global research analyse la récente reprise du marché boursier, l’impact du flux limité post-révision du MSCI FM et les réalisations trimestrielles des sociétés cotées. Voici les principales conclusions.

Après avoir subi de plein fouet le choc de la crise sanitaire de la Covid-19, en touchant un plus bas de 8.988 points en mars 2020, l’indice MASI a finalement pu éponger 89% de ses pertes, d’après la dernière note d’analyse d’Attijari global research (AGR).

La société de recherche rappelle que la correction baissière du MASI, lors du déclenchement de la crise en mars, a atteint -27% en l’espace de 24 séances seulement.

Un effet de rattrapage significatif, tant au niveau de l’indice MASI qu’au niveau des volumes, est observé à compter du mois de septembre, d’après les analystes.

En effet, « le MASI a emprunté une tendance haussière depuis fin septembre 2020, se reflétant à travers une hausse de +10,4% à fin novembre. Ainsi, le marché Actions a réduit ses pertes annuelles à -9,7% contre -26,2% en plein choc boursier », précisent-ils.

Cette performance a été accompagnée par une hausse des volumes. « Le VMQ [Volume Moyen Quotidien, ndlr] traité sur le marché central a quasiment doublé passant de 49 MDH en septembre à 97 MDH en novembre 2020 », continuent-ils.

Evolution du MASI en 2020

Graph MASI

Selon Attijari, la solide reprise du marché Actions est expliquée par trois facteurs : 

> La soutenabilité d’un contexte de taux bas au Maroc : 

Les taux ont démarré l’année sur une baisse, poursuivant la tendance observée en 2019. Leur baisse s’est maintenue après les deux baisses du taux directeur jusqu’à fin juin 2020. Les taux affichent maintenant une légère progression qui s’explique par la hausse de l'offre du Trésor sur le marché intérieur.

Les analystes d’Attijari notent que « malgré les récentes tensions sur la courbe obligataire primaire, la tendance de fond demeure toujours baissière. Ainsi, les BDT 5 ans se traitent à des niveaux historiquement bas, soit autour des 2,18% » ;

> Les annonces concernant les prochaines campagnes de vaccination : 

Le lancement au Maroc et à l’étranger de la campagne de vaccination contre la Covid-19 dès le mois de décembre a favorisé la reprise du marché et ce, après l’annonce par plusieurs laboratoires internationaux d’une efficacité supérieure à 90% de leurs vaccins.

>>> Lire aussi : Bourse de Casablanca : Bachir Tazi analyse le rebond du MASI et anticipe les valeurs qui vont en profiter

> Le retour de la distribution des dividendes des banques :

Le retour à la distribution des dividendes de la part du secteur bancaire constitue aux yeux des investisseurs un signal rassurant pour l’année 2021.

L’impact de la hausse de la pondération du Maroc dans le MSCI FM reste limité

La hausse de la pondération du Maroc dans le MSCI Frontier Markets de 8,5% à 13,4%, après la sortie du Koweit, n’a pas eu d’impact significatif sur le marché marocain.

AGR indique que cette hausse « ne s’est pas traduite par un flux acheteur important envers le marché boursier marocain ». Selon les calculs d’AGR, « le flux généré ne dépasserait pas les 15 M$ dont 74% aurait été capturés par les titres Maroc Telecom et Attijariwafa bank ». 

La société de recherche souligne que le relèvement du poids du Maroc de 494 PBS entre août et novembre 2020 demeure le plus important et ce, depuis mai 2019. Elle rappelle qu’à cette date, le MSCI FM a connu la sortie de l’Argentine qui a intégré à son tour le MSCI EM et ce, après les EAU et le Qatar.

« Notre conviction est que l’indice du MSCI FM devrait continuer à perdre de son attractivité auprès des gérants de fonds étrangers, surtout après la dernière sortie du Koweït. Dans ces conditions, le retour du Maroc au prestigieux club des marchés émergents est une condition indispensable pour une dynamique durable des flux étrangers », estiment les analystes.

Mais, d’après quelques opérateurs du marché, ce retour n’est pas pour demain.

Les principales conclusions à tirer des résultats trimestriels

En analysant les résultats trimestriels des sociétés cotées à fin novembre 2020, AGR ressort avec les constats suivants :

> Les réalisations des sociétés cotées au 3ème trimestre 2020 sont globalement rassurantes. En effet, après un décrochage de l’activité de -10,5% au T2-20, les revenus de la cote affichent au T3-20 une nette décélération de leur baisse à -4,5% ;

> Le retour à la croissance du secteur des BTP au T3-20 dont le CA progresse de +2,1% constitue une surprise positive pour le marché. Ce dernier s’attendait à une reprise relativement lente pour ce secteur ;

> Au terme des 9 premiers mois de l’année 2020, les secteurs Banques, Télécoms, NTI et Mines affichent une résilience intéressante de leurs activités à travers des variations positives allant de 1 à 5%.
 

>>> Lire aussi : Sociétés cotées : le chiffre d’affaires global baisse de 5,43% au titre des 9 premiers mois de 2020

Aller à
Atlanta