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Pour le wali de Bank Al-Maghrib, la réforme du régime de change n'est pas suffisante pour booster la compétitivité de l'économie marocaine, ce n'est qu'une brique dans tout un édifice à construire, fondé sur les efforts que les entreprises privées doivent fournir.

Abdellatif Jouahri : "La compétitivité du Maroc ne dépend pas que de la réforme du régime de change"

I.B. | LE 27-11-2020 
Pour le wali de Bank Al-Maghrib, la réforme du régime de change n'est pas suffisante pour booster la compétitivité de l'économie marocaine, ce n'est qu'une brique dans tout un édifice à construire, fondé sur les efforts que les entreprises privées doivent fournir.

Abdellatif Jouahri est intervenu dans le cadre d'une audition à la Commission des finances de la première Chambre, organisée mardi 24 novembre, sur le thème de la politique monétaire et la réponse de Bank Al-Maghrib et du système bancaire à la crise.

La réforme du régime de change au Maroc a été entamée le 1er septembre 2018. En mars 2020, le pays a élargi la bande de fluctuation du dirham de ± 2,5% à ± 5%

Répondant à des remarques et questions de députés concernant la réforme du régime de change, le wali a d'abord expliqué que cet élargissement n'a eu aucun impact sur l'inflation et le pouvoir d'achat des ménages. Avant d'enchaîner sur l'objectif attendu de cette réforme

“Il y a une confusion. On pense que la réforme du régime de change seule pourra améliorer la compétitivité de l’économie marocaine. C’est faux.” corrige Abdellatif Jouahri.

Certes, cette réforme peut contribuer au soutien de la compétitivité, mais ce n’est qu’une pièce du puzzle. La compétitivité économique du Royaume repose surtout sur les efforts des entreprises privées.

“Dorénavant, la course mondiale à la compétitivité sera accrue à un point inimaginable et sera diffcile à gérer” alerte le wali, dans ce sens.

Il précise que le FMI ne dicte pas à la Banque centrale et au gouvernement quand est-ce qu'ils doivent procéder à un élargissement. Le Maroc garde sa souveraineté sur ce point.

“Personne ne peut connaître le meilleur moment pour élargir la bande de fluctuation du dirham mieux que nous-même, qui connaissons le mieux notre pays”, martèle Abdellatif Jouahri.

"Je suis décu d'entendre dire qu'on opère sous la préssion du Fonds Monétaire Intérnational (FMI), comme si on était propriété de ce dernier" a exprimé le wali, contratrié par ces accusations. "Certes si on s'endette, il nous soumettra des conditions pour garantir le remboursement de ses fonds. Mais nous ne sommes pas dans cette situation et il ne faut jamais s'endetter ainsi" ajoute-t-il. 

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