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le 18/08/2019
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Le Fonds estime que la conjoncture marocaine actuelle représente une véritable fenêtre d'opportunité pour élargir davantage la bande de fluctuation du Dirham. Il insiste toutefois sur l'importance d'une réforme de la réglementation des changes.

Le Fonds estime que la conjoncture marocaine actuelle représente une véritable fenêtre d'opportunité pour élargir davantage la bande de fluctuation du Dirham. Il insiste toutefois sur l'importance d'une réforme de la réglementation des changes.

Dans son rapport annuel publié dans le cadre des consultations au titre de l'article IV, le Fonds monétaire international persiste dans sa recommandation à poursuivre la transition vers une plus large flexibilité du régime de change du Dirham.

L'institution appelle à saisir "la fenêtre d'opportunité actuelle", caractérisée par des fondamentaux confortables, une résilience du secteur financier, une exposition limitée au risque de change (avec un faible niveau de dette extérieure d’environ 30% du PIB), et une répercussion relativement faible des fluctuations du taux de change sur les prix à la consommation.

Le FMI rappelle par ailleurs que son évaluation du solde extérieur du Maroc (External balance assessment, EBA) effectuée en 2018 suggère que la position extérieure du pays est modérément plus faible "que ne le laissent supposer les principes fondamentaux et les politiques souhaitables", une évaluation en amélioration par rapport à la consultation de 2017.

"Comme indiqué précédemment, la première phase de la transition n’a entraîné aucun réalignement important du Dirham, alors que le marché des changes s’approfondit progressivement", souligne le FMI.

Il affirme d’une autre part que les autorités marocaines ont convenu que les préparatifs de la réforme sont essentiellement complétés, et que les conditions restent favorables à une transition progressive et ordonnée du régime de taux de change.

Les autorités marocaines temporisent

"Tout en restant déterminés à poursuivre la transition, ils attendront le moment opportun pour agir, dans le cadre d’une stratégie de communication bien structurée visant à faire en sorte que les agents économiques, en particulier les PME, soient pleinement conscients des risques de change potentiels et puissent les gérer", souligne le Fonds dans son rapport.

Il ajoute que les autorités ont pris connaissance des résultats de l’EBA précitée, mais qu’elles ont également noté qu’une grande incertitude était associée à cette évaluation, compte tenu en particulier de résultats contradictoires entre cette méthode et les approches du Taux de change réel effectif et de soutenabilité extérieure, qui suggèrent une plus forte position externe.  

Par ailleurs, le FMI rapporte qu’il a convenu avec les autorités que l’assouplissement des restrictions restantes en matière de sortie de capitaux appliquées aux résidents ne devrait se faire que progressivement et à un stade ultérieur, afin de minimiser les risques pour la transition.

D’une autre part, le rapport du FMI rappelle que les réserves internationales du Maroc ont légèrement diminué en 2018 : "Cette baisse est imputable à l’exécution des transactions du Trésor, principalement au service de la dette publique externe", souligne le Fonds.

Celui-ci ajoute que depuis mi-2017, les banques ont maintenu d’importantes positions longues en devises qui, conjuguées à de solides revenus provenant de l’export et des IDE, lui ont permis de répondre confortablement à la demande de devises de leurs clients en 2018.

Dans ce sens, le FMI avance que l’approfondissement des marchés des changes est en cours, surtout après le retrait de Bank Al-Maghrib du marché interbancaire : " Le fonctionnement du marché interbancaire a été efficace et son chiffre d’affaires est en augmentation", indique le Fonds.

En même temps, il estime qu’une meilleure application des réglementations existantes en matière de change (comme par exemple celles relatives à la documentation requise pour les opérations de couverture),  ainsi que les longues positions de change des banques, ont eu tendance à limiter la demande de devises et l’approfondissement du marché à court terme.

A l’avenir, le FMI estime que de nouveaux ajustements réglementaires et notamment la libéralisation des comptes de capital, devraient conduire à une activité plus intense et plus diversifiée du marché des changes.

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