Tableau de bord

le 18/08/2019
MASI
MADEX

MASI Pts

medias24

Après le Maroc, le Sénégal, la Côte d'Ivoire et le Togo, le groupe détenu conjointement par Saham et Bertelsmann ambitionne de s'implanter dans de nouveaux pays dans le continent, notamment en Afrique de l'Est. Une stratégie dont nous parle deux de ses managers régionaux : Olivier Charlot et Hassan Ghelab. 

 

 

Après le Maroc, le Sénégal, la Côte d'Ivoire et le Togo, le groupe détenu conjointement par Saham et Bertelsmann ambitionne de s'implanter dans de nouveaux pays dans le continent, notamment en Afrique de l'Est. Une stratégie dont nous parle deux de ses managers régionaux : Olivier Charlot et Hassan Ghelab.

Le groupe international Majorel fait son expansion en Afrique et ambitionne d’investir davantage dans le développement de solutions d’analytique, d’intelligence artificielle et d’automatisation.

Majorel a vu le jour en janvier 2019 lorsque les groupes Bertelsmann et Saham ont réuni leurs forces pour créer une entité spécialisée dans les relations client.

Présent dans 28 pays, Majorel regroupe Arvato CRM Solution, Phone Group, Ecco Outsourcing et Pioneers.

Après le Maroc, le Sénégal et la Côte d'Ivoire, le groupe vient d’ouvrir son premier site au Togo dédié au e-commerce.

Rencontrés lors de l’inauguration du nouveau site de Majorel au Togo, Olivier Charlot, CEO région Afrique de l’Ouest, France, Pays Bas, et Hassan Ghellab, Directeur général adjoint Afrique nous parlent de la stratégie, des ambitions et des réalisations du groupe en Afrique. 

Quelle place occupe l’Afrique pour Majorel ? 

« Majorel est un groupe qui est à l’origine européen et africain. Maintenant, nous avons une vocation d’être un partenaire global », nous déclare Olivier Charlot, CEO région Afrique de l’Ouest, France, Pays Bas.

Et d’expliquer : « Nous avons deux positionnements. Le premier porte sur les nouvelles technologies. C’est une approche de grands comptes globaux et là ce sont les GAFA et tous les grands donneurs d’ordre internationaux qui ont besoin qu’on leur livre des prestations sur tous les continents ».

« Le deuxième axe stratégique de Majorel, c’est de pouvoir délivrer la relation client pour les grands donneurs d’ordre de chaque grand marché international à savoir le marché francophone, hispanique, et le marché anglophone ce qui représente pour la France le top 3 de l’industrie des télécommunications ».

Majorel suit de près l’émergence des nouveaux métiers. « Nous développons une expertise particulière dans le domaine des banques et des assurances parce qu’il y a des métiers nouveaux qui émergent dans ce domaine. Par exemple, pour la partie assurance, nous avons développé un service pour la gestion de sinistre. Nous allons au-delà de la relation client, nous nous orientons vers des activités à très fortes valeurs ajoutée ».

Pour Hassan Ghellab, Directeur général adjoint Afrique, il faut suivre la tendance du marché et être en ligne avec elle.

« Nous avons l’ambition de renforcer notre présence en Afrique ce qui est aussi la tendance du marché. Le marché des relations client suit une tendance vers l’offshorisation des secteurs qui sont plus matures notamment les télécoms, le E-commerce, l’énergie, etc. Nous avons intégré cette tendance au sein de notre stratégie et c’est pour cela que nous sommes les premiers à se positionner sur ce domaine et à s’installer en Afrique, en commençant par le Maroc en 2000 », explique le DGA Afrique.

Pour Majorel, l’aventure ne s’arrête pas là. "Nous avons été le premier acteur international à s’implanter en Afrique subsaharienne en l’occurrence au Sénégal en 2013. Actuellement, nous sommes en train d’étudier notre développement en Afrique anglophone ou en Afrique de l’Est pour de multiples raisons notamment le fait qu’il s’agit de bassins complétement vierges".

Ainsi, « d’autres localisations viendront compléter le panorama des destinations offshores », poursuit-t-il.

Quelles perspectives d’évolution en Afrique subsaharienne ? 

« Vu la nature de notre activité, l’évolution du chiffre d’affaires est très reliée à la croissance de notre effectif. Nous avons une facturation qui est ramené souvent à l’heure de production », nous déclare Olivier Charlot.

Majorel réunit plus de 48.000 collaborateurs au Monde. En Afrique subsaharienne, le groupe compte atteindre 2.000 collaborateurs d’ici la fin de l’année en cours, d’après Olivier Charlot. 

« On envisage d’atteindre 3.000 collaborateurs dès la fin de l’année prochaine. Pour 2023, ou va doubler ce chiffre pour dépasser les 5.000 collaborateurs. Le nombre de collaborateurs devrait croître afin d’avoir à peu près le même effectif en Afrique subsaharienne que ce qu’on a en France et au Maroc », précise-t-il.

Sur quels critères se base le groupe pour s’implanter dans un pays ? 

« Nous avons un critère essentiel pour choisir une destination et s’implanter : la profondeur du bassin de l’emploi et la taille de l’entreprise », souligne le CEO région Afrique de l’Ouest, France, Pays Bas.

« S’ajoute à cela les critères fondamentaux sanitaires, sécuritaires mais aussi de bonne maîtrise de la langue française. Et si on choisit d’ouvrir un site dans un pays ce n’est pas pour s’arrêter à ce niveau-là. Nous avons fait ce choix au Maroc et nous sommes arrivés à 4.000 positions de travail. Au Sénégal, nous avons dépassé les 1.000 positions. Nous avons fait le même choix au Cote d’Ivoire. Si on suit la même stratégie au Togo, il y aura sans doute au moins un deuxième site », nous indique-t-il. 

Le Directeur général adjoint Afrique nous explique comment le groupe s’est implanté au Togo :

« Pour le cas du Togo, il y a eu au début une mise en relation. Par la suite, nous sommes venus faire des due diligence : venir sur le terrain et constituer une équipe pluridisciplinaire pour rencontrer les différents acteurs publics et privés pour voir les infrastructures technique et immobilières ; rencontrer les acteurs de l’emploi et voir les différents fournisseurs pour nous accompagner pour la création de tout l’écosystème support. Avant de s’implanter dans un pays, il faut voir s’il y a un tissu économique qui permet d’avoir tous les acteurs nécessaires pour accompagner la mise en place d’un site

« Une bonne partie des équipements du nouveau site à Lomé était faite localement », indique-t-il.

"Au final, nous avons fait le pas également parce qu’on était sûr de la qualité des ressources humaines", conclut-il.

 

Page d'accueil Actus