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Rating : Fitch maintient la note "BBB-" pour le Maroc avec une perspective stable

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Selon l’agence américaine, cette notation attribuée au Maroc est confortée par sa stabilité macroéconomique, ses réserves confortables et une faible part de la dette en devises dans la dette publique. 

Selon l’agence américaine, cette notation attribuée au Maroc est confortée par sa stabilité macroéconomique, ses réserves confortables et une faible part de la dette en devises dans la dette publique.

Fitch Ratings a maintenu la note « BBB-» pour le Maroc avec une perspective stable, d’après un communiqué publié jeudi 11 avril.

Selon l’agence de notation américaine, la note «BBB-» du Maroc est confortée par sa stabilité macroéconomique, ses réserves confortables et une faible part de la dette en devises dans la dette publique.

Ceci est contrebalancé par la faiblesse des indicateurs de développement et de gouvernance, le niveau élevé de la dette publique et des déficits budgétaire et du compte courant qui dépassent largement les pairs.

Sur ce registre, Fitch prévoit que le déficit public atteindra 3,7% du PIB (sans les privatisations) en 2019, conformément à l'objectif budgétaire et au résultat de 2018. Ce taux passera à 3,5% en 2020.

Pour la dette extérieure nette, elle passera de 14,6% en 2017 à 17,2% du PIB en 2019, ce qui est bien au-dessus de la médiane actuelle de «BBB» de 7%, d’après Fitch.

En outre, le déficit du compte courant devrait passer de 5,4% en 2018 à 3,4% du PIB en 2020, en raison de la baisse des prix moyens du pétrole et de la forte croissance des exportations de produits manufacturés.

Fitch prévoit également des Investissements directs étrangers (IDE) stables à 2% du PIB attirés par «la modernisation des infrastructures, l’amélioration de l’environnement des entreprises et les incitations offertes dans le cadre de la stratégie d’industrialisation du gouvernement».

"Une croissance économique stable jusqu’en 2020"

S’agissant de la croissance économique, celle-ci est conforme à celle de ses homologues et devrait être globalement stable jusqu'en 2020, selon l’agence américaine. 

Les effets de base défavorables dans le secteur agricole devraient ralentir la croissance du PIB, qui passera de 4,1% en 2017 à 3,2% en 2018 et à 2,8% en 2019, avant de remonter à 3,5% en 2020.

Fitch s'attend à ce que le PIB non agricole passe de 2,7% en 2017 à 3,5% en 2020, sa moyenne décennale. 

«Une pluviométrie inférieure à la moyenne pendant la campagne en cours et le ralentissement prévu de la croissance dans la zone euro (destination de 60% des exportations marocaines) font basculer les risques autour de nos prévisions», souligne l'agence

"Les pressions inflationnistes sont bien matrisées"

Par rapport au nouveau régime de change, Fitch s'attend à ce que les autorités suivent une approche prudente pour élargir davantage les bandes de négoce du dirham.

Dans le même sillage, elle prévoit un ratio de couverture des réserves confortable de cinq mois de paiements en compte courant en 2019-2020.

«Les marges de sécurité externes sont renforcées par la ligne de précaution et de liquidité récemment renouvelée de 2,97 milliards de dollars avec le FMI», précise l’agence.

Pour les pressions inflationnistes, elles sont bien maîtrisées et l'inflation moyenne ne devrait pas dépasser 2% en 2019 et 2020, selon les prévisions de Fitch.

L’agence de notation américaine estime que Bank Al-Maghrib maintient une politique monétaire accommodante avec un taux directeur stable à un minimum historique de 2,25% depuis mars 2016.

Elle ajoute: «les restrictions persistantes sur les investissements marocains à l'étranger offrent une certaine autonomie à la politique monétaire malgré le régime de taux de change rigide. La rentabilité, le financement et les liquidités du secteur bancaire sont sains». 

Cependant, Fitch pense que la capitalisation du secteur est relativement faible compte tenu des risques liés aux actifs découlant de la concentration du portefeuille de prêts, du niveau des prêts improductifs à 7,3% des prêts bruts et de l'expansion des banques à l'étranger dans des environnements opérationnels plus faibles que le Maroc.