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Cités des métiers et des compétences : le Fonds Hassan II mettra 1,8 milliard de dirhams pour le financement du projet

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Le montage financier des nouvelles cités des métiers et des compétences prévues dans la feuille de route relative au développement de la formation professionnelle vient de subir un changement. Le Fonds Hassan II est appelé à contribution. Il financera la moitié de l’investissement nécessaire à la réalisation de ces 12 cités.

Dounia Taârji, présidente du directoire du Fonds Hassan II, avec le ministre des Finances Mohamed Benchaaboun et le secrétaire général du ministère Zouhair Chorfi.
Le montage financier des nouvelles cités des métiers et des compétences prévues dans la feuille de route relative au développement de la formation professionnelle vient de subir un changement. Le Fonds Hassan II est appelé à contribution. Il financera la moitié de l’investissement nécessaire à la réalisation de ces 12 cités.

La première présentation faite jeudi devant le Roi prévoyait une contribution tripartite : Régions, budget général de l’Etat et OFPPT. 

Le ministre de l’éducation Said Amzazi nous apprend qu’un changement a été opéré depuis au niveau du montage financier de ces cités dont l’investissement se monte à 3,6 milliards de dirhams.

En plus de l’Etat, des Régions et de l’OFPPT, le Fonds Hassan II a été appelé à contribution. Il apportera selon le ministre la moitié de l’enveloppe d'investissement dédiée à ces nouvelles cités, soit un montant de 1,8 milliard de dirhams. 

Le projet prévoit la construction de 12 cités dans les 12 régions du royaume. 

Le coût d’investissement variera d’une région à l’autre, précise le ministre lors de son passage, dimanche dernier, dans l’émission Confidences de Presse sur 2M. Il est compris entre 150 et 450 millions de dirhams pour chaque cité, selon sa taille, le nombre de filières qui y seront installées et la capacité d’accueil.

La Cité de la région Casablanca-Settat va accueillir quelque 3000 élèves par exemple, contre 500 pour la Région de Laâyoune. Le coût d’investissement dans les deux régions ne sera pas le même.

Les 3,6 milliards de dirhams serviront à la construction des bâtiments, conçus sous forme de campus, de complexes multimétiers avec des équipements sportifs, des amphis, des labos, des centres de langues… Mais aussi à l’équipement de ces cités en chaînes de production pédagogique, matériels techniques, centres de simulation, ateliers professionnels, dans l’objectif de recréer in situ les conditions du monde professionnel. 

Ces cités seront portées dans chaque région par une société anonyme dont le conseil d’administration sera présidé par un professionnel. Y seront également représentés les différentes parties prenantes : l’Etat, à travers les différents départements concernés, les Régions et les professionnels. 

Dounia Taârji, premier acte

Selon le ministre, les études de réalisation seront lancées dès ce mois d’avril, pour un démarrage des constructions dès janvier prochain. 

La rentrée 2021 verra l’ouverture des quatre premières cités. Les ouvertures vont monter crescendo, à un rythme de quatre cités par année. Le projet sera bouclé en 2023.

C’est le premier gros investissement confié au Fonds Hassan II depuis la nomination de Dounia Taârji à sa tête en février dernier. 

Le Fonds Hassan II en a largement les moyens puisqu’il sera doté cette année d’une enveloppe de 5 milliards de dirhams comme annoncé par le ministre des Finances lors de la présentation de son budget 2019. Un montant qui correspond à la moitié des recettes des privatisations programmées en 2019 (10 milliards de dirhams).

Après avoir donc participé au financement des grands chantiers d’infrastructure des années 2000 (ports, autoroutes, stations touristiques…), le Fonds Hassan II met désormais la main dans un créneau d’avenir : l’investissement dans le capital humain, qui sera au cœur du nouveau modèle de développement du royaume pour les prochaines années.

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