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Sinistralité automobile: les assureurs s'arment pour freiner le phénomène

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Certaines mesures, à effet 2019, ont été prises pour redresser la rentabilité technique de la branche, et ce à différents niveaux. Il s'agira de revoir le dispositif d'indemnisation proposé par les assureurs, en plus de l'utilisation d'outils sectoriels pour détecter la fraude.

Ramses Arroub, PDG de Wafa Assurance
Certaines mesures, à effet 2019, ont été prises pour redresser la rentabilité technique de la branche, et ce à différents niveaux. Il s'agira de revoir le dispositif d'indemnisation proposé par les assureurs, en plus de l'utilisation d'outils sectoriels pour détecter la fraude.

La sinistralité automobile dont pâtit le secteur des assurances fait encore parler d'elle, cette fois-ci chez Wafa Assurance, qui vient de publier des résultats en retrait remarqué.

Le top management de la compagnie, qui a tenu une conférence de présentation de ces résultats ce 13 mars, a révélé que son ratio combiné Non-Vie s'est élevé à 113,1% à fin 2018, contre 101,3% une année auparavant. Au-delà de l'augmentation de la sinistralité auto, Wafa Assurance affirme avoir subi trois grand sinistres de pointe qui ont plombé sa performance.

Mis à part cet aléa, la montée de la sinistralité dans la branche automobile, qui pèse près d'un tiers du marché des assurances, préoccupe également l'assureur du groupe Al Mada, qui a dévoilé diverses mesures mises en place par le secteur et les compagnies d'assurance pour contrebalancer cette tendance.

Au niveau des compagnies, on apprend que certaines mesures, à effet 2019, ont été prises pour redresser la rentabilité technique de la branche, et ce à différents niveaux. Les compagnies vont donc revoir leurs dispositifs d'indemnisation et les conditions d'accès qui y sont liés, les franchises de certaines garanties annexes, et les prestations d'assistance offertes.

D'une autre part, la convention d'indemnisation directe en Auto a été modifiée avec effet à partir du 1er janvier 2019.

Cette modification apporte l'abandon du recours forfaitaire pour les dossiers inférieurs à 20.000 DH, chaque compagnie prendra donc en charge l'indemnisation de ses assurés non responsables ou partiellement responsables.

Pour les dossiers de plus de 20.000 DH, des modifications ont également été introduites, à savoir l'enrichissement du barème de responsabilité, ou l'unification du barème des valeurs vénales et vétustés, entre autres.

Par ailleurs, le secteur a renforcé son dispositif de lutte anti-fraude par la mise en place fin 2018 d'un extranet sinistre au niveau du marché. Il s'agit d'une plateforme de chargement des sinistres que les gestionnaires des compagnies peuvent consulter afin de détecter les cas éventuels de fraude.

Un dispositif de détection de la multi-assurance a également été mis en place pour que l'intermédiaire puisse en être informé au moment de la souscription d'une nouvelle couverture d'assurance automobile.

Des résultats financiers qui sauvent la mise

En dépit du contexte particulièrement morose des marchés financiers, Wafa Assurance est parvenue à afficher des performances remarquables. Son résultat financier Non-Vie progresse de 9% à 892 MDH en une année, tandis que celui de la Vie progresse de 6,2% à 915 MDH, en lien principalement avec l'augmentation de l'encours d'actifs gérés en Epargne.

Par ailleurs, Wafa Assurance parvient à baisser ses frais de gestion, suite à des efforts de maîtrise des coûts, ainsi qu'une bonne performance en matière de recouvrement.

En Non-Vie, le ratio de frais de gestion par rapport aux primes passe de 13,7% à 13,3%, tandis que pour la Vie, le ratio en pourcentage de l'encours moyen passe de 0,7% à 0,62%, principalement grâce à une stabilité des frais de gestion combinée à l'augmentation des encours en Epargne (+12,1% sur 12 mois).

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