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CDMC : pourquoi il faut acheter le titre Maroc Telecom

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Selon les analystes de la société de bourse du Crédit du Maroc, l'action de l'opérateur historique affiche à date d'aujourd'hui une décote de 7,9% par rapport à son prix théorique. Voici leur argumentaire.

 

Siège de Maroc Telecom, Rabat
Selon les analystes de la société de bourse du Crédit du Maroc, l'action de l'opérateur historique affiche à date d'aujourd'hui une décote de 7,9% par rapport à son prix théorique. Voici leur argumentaire.

Dans une nouvelle note de recherche, publiée ce 10 janvier, les analystes de la société de bourse Crédit du Maroc Capital recommandent de renforcer le titre IAM dans les portefeuilles.

"Notre modèle d’évaluation nous a permis d’aboutir à un prix théorique de Maroc Telecom de 154 DH par action, ce qui représente une décote de 7,9%, compte tenu du cours de l’action de 142 DH ce 10 janvier 2019", affirme la société de bourse.

Les analystes de CDMC soulignent qu’IAM est une valeur à faible volatilité, qui jouit d’une rentabilité économique et financière nettement confortable avec un D/Y qui reste attrayant en dépit d'investissements importants".

Une course à l'investissement

CDMC explique que l’opérateur télécom historique est censé remodeler son business model face à une nouvelle transformation du secteur des télécommunications, qui octroie à présent plus d’importance à l’accès à Internet plutôt qu'au nombre et la durée des communications téléphoniques. L’objectif ultime étant de maintenir la croissance des revenus et poursuivre les gains des parts de marché.

Les trois opérateurs télécom marocains sont en effet dans un processus d’investissement continu. 

"Les efforts d’investissements et d’innovations portent principalement sur la data et non plus sur la téléphonie mobile", explique CDMC. "En outre, Maroc Telecom est censé intégrer, dans son modèle économique, de nouveaux services comme le Mobile Money, ou le déploiement de la technologie 5G."

Une croissance portée par Internet et l'Afrique

La valorisation de Maroc Telecom retenue par CDMC est axée sur le développement continu du secteur des télécommunications au Maroc ainsi que sur les perspectives de croissance générées par l’implantation du groupe IAM en Afrique subsaharienne.

"Pour la valorisation d’IAM, nous avons adopté une approche basée sur la méthode d’actualisation des flux futurs de la trésorerie disponible. Pour ce faire, notre évaluation s’appuie sur un taux de croissance annuel moyen de +2,6% du chiffre d’affaires sur la période 2018-2022".

Par ailleurs, le modèle de valorisation de CDMC prévoit une progression annuelle moyenne de +1,2% du chiffre d’affaires national, en lien avec la montée en force de l’usage de l'Internet Mobile, de l'ADSL et de la fibre optique.

A ce niveau, la société de bourse tient compte d’une croissance des revenus du Mobile de +1,4% en moyenne sur la période 2018-2022 contre une baisse de -1,9% pour les revenus du fixe et une hausse de +3,9% pour le chiffre d’affaires Internet haut débit.

Pour aboutir à ces chiffres, les analystes de CDMC retiennent des hypothèses particulières dont une appréciation annuelle moyenne du parc mobile de +1,9%, grâce essentiellement à la hausse de l’usage de la data ; et la montée en force d’Internet Mobile 4G/5G dont le poids dans le parc mobile devrait se hisser à 95,9% en 2022 contre 60,7% en 2018.

Le plan d’affaires élaboré par CDMC tient également compte de l'augmentation des revenus provenant des pays africains : "Ces derniers devraient s’inscrire, durant la période d’étude, en phase de croissance continue grâce notamment à un processus de mise à niveau des filiales acquises en 2015 via un programme important d’investissement, d’innovation et d’amélioration de la qualité de service".

Le modèle d’évaluation se base également sur un coût de la dette nette de 6,53% et un Gearing de 134,8% à fin juin 2018 ; en plus d’un investissement annuel moyen de l’ordre de 10,6 milliards de Dirhams sur la période 2018-2022.

"A cet effet, les Capex devraient représenter 27,3% des revenus de la période d’analyse. Ce montant tient compte de l’octroi des nouvelles licences et des frais engagés pour améliorer la qualité de service au niveau de l’ensemble des filiales africaines", souligne CDMC.

 

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