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Marché financier: ce que détiennent les investisseurs étrangers au Maroc à fin 2017

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Sur le marché boursier, les capitaux étrangers investis ont augmenté de 5%, mais seulement en raison de la hausse des cours. Pour les titres de créance, l’encours détenu par les étrangers est de près de 2 MMDH, dont 85% revenant aux personnes morales non résidentes. L’investissement étranger en OPCVM a crû de 20% à 1,88 MMDH. Il est principalement le fait de personnes physiques résidentes. Détails.

Sur le marché boursier, les capitaux étrangers investis ont augmenté de 5%, mais seulement en raison de la hausse des cours. Pour les titres de créance, l’encours détenu par les étrangers est de près de 2 MMDH, dont 85% revenant aux personnes morales non résidentes. L’investissement étranger en OPCVM a crû de 20% à 1,88 MMDH. Il est principalement le fait de personnes physiques résidentes. Détails.

A la Bourse de Casablanca, la part de la capitalisation boursière détenue par les étrangers s’est élevée à 32,23% à fin 2017, soit quasiment le même niveau enregistré en 2016 (32,97%). C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’AMMC sur les investissements étrangers en instruments financiers.

En montants investis, les capitaux étrangers ont augmenté de 5% en passant de 192,36 MMDH en 2016, à 202 MMDH en 2017. Selon l’AMMC, cette progression est expliquée à hauteur de 98% par la hausse des prix des actions cotées composant les portefeuilles des étrangers.

Les étrangers ont été à l’origine de 7,45% du volume transactionnel global sur les deux marchés central et de blocs, soit 4,9 MMDH (94% sur le marché central).

Les participations stratégiques dominent l'investissement étranger

Notons que les participations stratégiques (participations qui représentent plus de 4% du capital d’une société cotée, ndlr.) dominent l’investissement étranger en titres cotés, puisqu’elles représentent plus de 91% du total des montants investis, niveau quasi-identique à celui observé en 2016. En pourcentage de la capitalisation boursière, le poids des participations stratégiques représente 29,42%.

D’une manière générale, la part flottante (participations inférieures à 4% du capital) de l’investissement étranger à la Bourse de Casablanca reste marginale, dans la mesure où elle ne représente que 2,81% de la capitalisation boursière à fin 2017, souligne la même source. La part flottante de l’investissement étranger représente 12,25% du flottant de la bourse.

En termes de participations stratégiques, le secteur de l'électricité et celui des équipements électroniques et électriques, représentés respectivement par les sociétés Taqa Morocco et Nexans Maroc, affichent un taux de détention supérieur à 80%. Suivis par les secteurs du pétrole et gaz, des télécommunications, des services aux collectivités et de l'ingénierie et biens d’équipements industriels qui sont détenus à plus de 50% par les étrangers. 

En termes d’investissements minoritairesle secteur des boissons enregistre le taux de détention le plus élevé par les étrangers, soit 8,81%, suivi par les secteurs des matériels, logiciels et services informatiques, des distributeurs, des services de transport et de l'immobilier, avec des taux de détention respectifs de 7,86% ; 7,57% ; 6,59% et 5,98%.

Les investisseurs d’Europe et du Moyen-Orient à l'origine de 94% de l'investissement global des étrangers

Par origine d’investisseurs, ceux d’Europe et du Moyen-Orient représentent plus de 94% de l’investissent global des étrangers et presque 31% de la capitalisation boursière.

La part des investissements européens dans la capitalisation boursière s’est légèrement appréciée en passant de 14,34% en 2016 à 15,22% en 2017, contre un léger recul de la part des investissements du Moyen-Orient de 16,53% à 15,27% durant la même période.

Il convient de souligner que la hausse des investissements européens, pour une valeur supplémentaire de 11,8 MMDH, est attribuable, à hauteur de 80%, à l’appréciation des prix des actions détenues, selon le rapport de l’AMMC. A fin 2017, le portefeuille européen a atteint une valeur globale de 95,43 MMDH.

Par typologie d’investisseurs, la part des investissements des personnes morales étrangères non résidentes s’est maintenue au-dessus de la barre de 98%. Elle a représenté, au terme de l’année 2017, 98,87% du total de l’investissement étranger en actions cotées, soit un montant de 199,68 MMDH.

Titres de créance détenus par les étrangers: 85% appartiennent aux personnes morales non résidentes

Par ailleurs, l’encours de titres de créance détenus par les étrangers et les MRE à fin 2017 s’est élevé à 1,9 MMDH, alors que l'encours global se situe aux alentours de 727 MMDH (calculé par nos soins). Presque 85% de l’encours appartient aux personnes morales étrangères non résidentes, suivies par les personnes physiques non résidentes (4,34 %).

Il importe de souligner que les positions des étrangers sur les titres de créance concernent exclusivement des valeurs non cotées en bourse. 88% sont investis en obligations et 12% en certificats de dépôt.

Premiers contributeurs dans l’investissement étranger en OPCVM : les personnes physiques étrangères

De l’autre côté, le montant de l’investissement étranger en titres d’OPCVM a atteint 1,88 MMDH contre 1,57 MMDH une année auparavant, enregistrant une hausse de 20%. Il est à noter que l'encours global géré par les OPCVM est de l'ordre de 415 MMDH à fin 2017, d'après nos recherches.

Les personnes physiques étrangères résidentes restent les premières contributrices dans l’investissement étranger en OPCVM avec plus de 759 MDH, soit 40% du total des montants investis, suivies par les MRE avec 34%. Ces deux catégories d’investisseurs ont enregistré une évolution, respectivement, de 27% et 44% par rapport à fin 2016.

De manière générale, les personnes physiques ont maintenu leur position dominante dans ce véhicule d’investissement. Leur part s’est établie à 90% de l’investissement étranger en titres d’OPCVM, soit 1,684 MMDH.

Les OPCVM obligations court terme représentent 36% des montants investis en titres d’OPCVM. Les OPCVM monétaires arrivent en deuxième place avec 26%, suivis par les OPCVM «actions» qui représentent de leur côté 15 % des montants investis.