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le 18/08/2019
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Dans son rapport annuel relatif à l'exercice 2017, Bank-Al Maghrib n’a pas manqué d’aborder la question de l’évolution des salaires au Maroc. L’écart salarial entre le secteur public et privé au Maroc ressort parmi les plus élevés de la région Moyen Orient et Asie Centrale. Il est proche des niveaux observés dans les pays du CCG et dépasse largement ceux observés en Tunisie et en Algérie. 

Dans son rapport annuel relatif à l'exercice 2017, Bank-Al Maghrib n’a pas manqué d’aborder la question de l’évolution des salaires au Maroc. L’écart salarial entre le secteur public et privé au Maroc ressort parmi les plus élevés de la région Moyen Orient et Asie Centrale. Il est proche des niveaux observés dans les pays du CCG et dépasse largement ceux observés en Tunisie et en Algérie.

Selon Bank Al-Maghrib (BAM), la fixation des salaires reste une problématique économique et sociale complexe. «Si économiquement l’évolution de la rémunération doit refléter celle de la productivité et de l’inflation, dans les faits, elle est souvent le résultat de négociations qui aboutissent parfois à des niveaux en décalage par rapport aux déterminants fondamentaux», indique-t-on dans le rapport annuel 2017.

 La banque rappelle que ces négociations sont dans certains cas régies par des cadres institutionnels ou conventionnels prédéfinissant les règles de fixation et de révision. En l’absence de tels dispositifs, elles sont en général des processus difficiles dont l’issue finale est souvent déterminée par les rapports de force et parfois même des considérations politiques.

Au Maroc, il n’existe aucun cadre formel de révision salariale dans la fonction publique, tandis que dans le secteur privé, le code du travail laisse comprendre dans sa définition du salaire minimum une sorte d’indexation sur l’évolution du niveau des prix. Toutefois, dans les deux cas, les révisions générales sont opérées dans les faits à l’issue de cycles irréguliers de dialogue social.

Les fonctionnaires sont mieux payés que les salariés

Notons qu’au cours de la période 2000-2017, le salaire minimum dans le secteur privé a été revalorisé à huit reprises passant de 1.743 dirhams/mois à 2.799,71 dirhams dans l'industrie, commerce et professions libérales et de 1.129,2 dirhams à 1.8132 dirhams dans le secteur agricole. Sa progression annuelle moyenne ressort ainsi à 2,8% en termes nominaux, taux largement supérieur à celui de 1,6% de l’inflation annuelle enregistrée au cours de la même période, souligne BAM.

Pour l’ensemble des salariés du secteur formel, la banque s’est référée aux données de la CNSS qui montrent que le salaire moyen brut s’est accru de 2,9% en moyenne annuelle, pour atteindre 5.129 dirhams en 2017.

Dans le secteur public, le salaire minimum net constaté a augmenté, selon les données du Ministère de l’Economie et des Finances, de 5,7% en moyenne annuelle depuis 2003 pour s’établir à 3.000 dirhams en 2017.

Quant au salaire moyen brut, il s’est situé la même année à 9.338 dirhams, en hausse annuelle de 4,5% depuis 2000, rythme largement supérieur à celui observé dans le privé, abstraction faite de l’évolution de la qualification, précise-t-on sur le rapport.

Les rémunérations dans la fonction publique sont disproportionnées par rapport au niveau de développement

Selon une comparaison récente établie par le FMI et mentionnée par BAM dans son document, l’écart salarial public-privé au Maroc est parmi les plus élevés de la région Moyen Orient et Asie Centrale. Il est proche des niveaux observés dans les pays du CCG et dépasse largement ceux observés en Tunisie et en Algérie, alors que dans certains pays comme l’Egypte et la Jordanie, ce sont plutôt les travailleurs du secteur privé qui sont les mieux payés. 

BAM n'a pas manqué de préciser également que le niveau de rémunération dans la fonction publique ressort disproportionné par rapport au niveau de développement tel qu’appréhendé par le PIB par habitant. En effet, le salaire moyen net représente au Maroc 3,2 fois le PIB par habitant, contre 2,5 fois en moyenne pour la région MENA et 1,5 fois au niveau mondial.
 

Source: Rapport annuel 2017, BAM

    >> Lire également: Plus des trois quarts des salariés du privé perçoivent moins de 4.000 DH par mois

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