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La croissance du crédit bancaire ralentit de plus en plus

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Malgré toutes les mesures prises pour le relancer, le crédit bancaire peine toujours à redémarrer. En glissement annuel, il affiche une hausse limitée à +1,5% à fin octobre 2018, après +2,5%, un mois auparavant. Tout laisse à croire que l’objectif de +4% prévu par Bank Al-Maghrib (BAM) serait difficile à atteindre d’ici la fin de l’année.

Malgré toutes les mesures prises pour le relancer, le crédit bancaire peine toujours à redémarrer. En glissement annuel, il affiche une hausse limitée à +1,5% à fin octobre 2018, après +2,5%, un mois auparavant. Tout laisse à croire que l’objectif de +4% prévu par Bank Al-Maghrib (BAM) serait difficile à atteindre d’ici la fin de l’année.

Le ralentissement inquiétant du rythme de progression du crédit bancaire se poursuit malgré les différentes mesures prises pour le relancer. La tendance est préoccupante surtout pour les prêts accordés aux entreprises censées soutenir la croissance économique.

A fin octobre 2018, le crédit bancaire a affiché, en glissement annuel, une hausse timide de 1,5%, à 844,4 MMDH, selon les dernières statistiques monétaires de Bank-Al Maghrib (BAM). Ainsi, tout laisse à croire qu’il serait difficile d’atteindre l’objectif prévisionnel de 4%, anticipé par la Banque centrale pour cette année.

A titre de rappel, BAM avait révisé à la baisse ses prévisions deux fois cette année. Celles-ci sont passées de 5% à 4,5% puis à 4%.

Les prêts aux sociétés non financières privées stagnent

Les statistiques de BAM relèvent une hausse limitée à 1,7% des crédits au secteur privé pour un encours de 666,7 MMDH, contre une croissance de 7,2% des prêts accordés au secteur public atteignant 70 MMDH.

Les crédits octroyés aux sociétés non financières privées stagnent au même niveau qu’à fin octobre 2017, soit un encours de 341,6 MMDH, et ce, après de légères progressions enregistrées au cours de cette année.

Par contre, l’encours des prêts aux ménages a crû de 3,6% par rapport à la même période un an auparavant, pour se situer à 325 MMDH.

Par objet économique, les prêts immobiliers ont connu une augmentation de 2,1% à fin octobre 2018, portée par la progression de 2,9% des crédits à l’habitat. Cette croissance est atténuée par une baisse de 3% des crédits accordés aux promoteurs immobiliers.

Les crédits à l’équipement et à la consommation ont suivi la même tendance en affichant respectivement +3,4% et 5,8% en glissement annuel, atteignant 172 MMDH et 53,8 MMDH.

Il convient de souligner que les créances en souffrance continuent d’augmenter plus rapidement que le crédit bancaire dans sa globalité. Leur montant ressort à 66,8 MMDH, en hausse de 3,8% à fin octobre 2018.

Les dépôts bancaires augmentent de 3,9%

De l’autre côté, l’encours des dépôts bancaires s’élève à 900,3 MMDH au terme des dix premiers mois de l’année en cours, en progression de 3,9% en glissement annuel.

Cette évolution favorable trouve son origine dans une hausse de 4,4% des dépôts à vue et de 7,9% des comptes à terme.

Dans les détails, les dépôts à vue collectés auprès des sociétés non financières privées ont progressé de 5,7% portant l’encours à plus de 95 MMDH. En revanche, les dépôts à terme ont affiché un retrait de 5,9% pour un encours de 22,3 MMDH.

Pour les dépôts des particuliers et Marocains résidents à l’étranger (MRE), ils ont augmenté de 6% à 391,4 MMDH, alors que les dépôts à terme ont régressé de 2,8% pour s’établir à 100 MMDH.

Les comptes d’épargne et les dépôts en devises pour cette catégorie ont crû de 4% et 7,2% respectivement.

S’agissant des entrepreneurs individuels, l’encours des dépôts à vue ressort à 23,2 MMDH, en retrait de 5,8%. Les comptes d’épargne suivent la même tendance en affichant un retrait de 3,4% à 1,9 MMDH, en baisse de 11%.

Les comptes à terme, par contre, ont enregistré une hausse de 4,7% à 1,8 MMDH, par rapport à la même période un an auparavant.

Pour les dépôts en devises, collectés auprès des entrepreneurs individuels, ceux-ci ont baissé de 76%.

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