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Les privatisations pourraient redynamiser le marché boursier dès 2019

medias24

Le programme des privatisations est relancé et le passage par la Bourse est une option sérieusement envisagée. Privatisation de l'hôtel La Mamounia et de la centrale thermique de Tahaddart, cession d’une partie supplémentaire du capital de Maroc Telecom et de Marsa Maroc… La réalisation de quelques unes de ces opérations pourrait redynamiser le marché boursier dès 2019.

Le programme des privatisations est relancé et le passage par la Bourse est une option sérieusement envisagée. Privatisation de l'hôtel La Mamounia et de la centrale thermique de Tahaddart, cession d’une partie supplémentaire du capital de Maroc Telecom et de Marsa Maroc… La réalisation de quelques unes de ces opérations pourrait redynamiser le marché boursier dès 2019.

Dans le cadre de l'examen du PLF 2019 au Parlement, le gouvernement a approuvé un projet de loi pour inscrire deux entités supplémentaires sur la liste des entreprises publiques privatisables. Il s’agit de l’Hôtel La Mamounia et de la centrale thermique Tahaddart. Le texte retire en même temps les entreprises suivantes : CIH Bank ; Cotef ; Sococharbo ; BTNA (fabrication de tuiles et briques) ; SCS (Société chérifienne des sels) ; Hôtels Ibn Toumert et Asmaa. Ce projet de loi est actuellement en cours d’examen au parlement.

Le PLF 2019 prévoit 5 MMDH de recettes de privatisation pour le budget de l'Etat, soit 10 MMDH au total (50% des recettes vont au fonds Hassan II). Les deux entités nouvellement inscrites sur la liste des privatisables n'appartiennent pas directement à l'Etat ; l'argent de leur cession ira donc à l'ONCF et à la commune de Marrakech (cas de La Mamounia) et à l'ONEE (cas de la centrale de Tahaddart). De plus, rien ne garantit que la privatisation de ces deux entités aura lieu en 2019.

Ainsi, les 5 MMDH de recettes de privatisation qui iront au budget de l'Etat en 2019 pourraient provenir de la cession d'autres entités publiques (voir liste ci-dessous).

Le gouvernement peut également céder en bourse une partie supplémentaire du capital de Marsa Maroc et/ou de Maroc Telecom, déjà privatisées et introduites en bourse.

Ci-après l'ancienne liste des privatisables qui sera actualisée par le projet de loi en cours d'examen : 

En tous les cas, même si l'identité des entreprises publiques à céder en 2019 n'est pas encore connue et les modalités des opérations pas encore arrêtées, le marché boursier marocain a de fortes chances de profiter de la réactivation du programme des privatisations. C'est ce qu'a déclaré une source de haut niveau jointe par Médias24 / LeBoursier.

>> Lire aussi: La Mamounia et Tahaddart ne seront pas forcément privatisées en 2019

Privatisation via la bourse : Quel impact ?

Les deux dernières opérations de privatisation via une introduction en bourse ont bel et bien réanimé la cote.

L’introduction en bourse de Maroc Telecom a été réalisée le 13 décembre 2004, par cession de 14,9% du capital au cours de 68,25 DH l’action. L’Etat détient toujours 30% du capital de Maroc Télécom, soit plus de 263 millions d’actions. La cession d'une partie de cette participation peut rapporter gros au budget général et est moins compliquée que la privatisation d'une entreprise publique pour la première fois. L'impact sur le marché boursier sera également important.

La cession de 1% du capital de Maroc Telecom rapporterait plus de 1,22 MMDH, compte tenue de la valorisation boursière de cet opérateur téléphonique observée à la clôture de la séance boursière de ce mardi 27 novembre (122,98 MMDH). Le marché boursier gagnerait plus de 8 millions de titres.

Pour sa part, Marsa Maroc a été introduite en bourse par la cession de 29.358.240 actions détenues par l’Etat (le 19 juillet 2016), représentant 40% du capital, soit un montant global de l’opération à 1,9 MMDH. L’Etat détient toujours 60% du capital de Marsa Maroc. 

La cession de 10% du capital de Marsa Maroc rapporterait à peu près 1,16 MMDH, en se basant sur la capitalisation boursière du 27 novembre (11,53 MMDH). Plus de 7 millions de nouveaux titres seront injectés à la bourse de Casablanca.

Bachir Tazi, directeur de CFG Bank Capital Markets, nous avait déclaré dans un précédent papier que "plus on recrute de sociétés à la cote, plus le marché va s’améliorer en termes de profondeur et de liquidité, plus il va contribuer au financement de l’économie et plus il va drainer de l’épargne". 

"La privatisation via la bourse ne peut être qu’une bonne chose, spécialement dans le contexte actuel du marché, marqué par un manque de profondeur et de liquidité", avait-il ajouté.